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Nouvelles techniques pour la gynécologie

20 février 2005, 20:00

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Ne plus avoir recours à l?ablation de l?utérus en cas de complications. L?avancée est importante car les interventions sur une trentaine de femmes aujourd?hui à l?hôpital du Nord seront pratiquées avec de nouvelles techniques. En guise de soutien, deux gynécologues français se joindront à l?équipe.

Il s?agit des professeurs Jacques Bady et Fabrice L?ecurue de l?université de Paris et de l?hôpital Georges Pompidou à Paris. Tous les gynécologues des hôpitaux seront aussi familiarisés avec ces nouvelles techniques durant la semaine.

Les techniques de l?hystéroscopie ont été introduites depuis peu en Europe. Elles permettront à Maurice d?être le premier pays dans l?hémisphère Sud à l?utiliser.

Le coordonnateur local du projet : le Dr Arvind Pulton, gynécologue. Ce dernier explique que ?l?ablation de l?utérus représente un des inconvénients majeurs pour la femme tant sur le plan psychologique que médical. En l?absence de ces techniques modernes, il fallait inévitablement avoir recours à l?ablation dans des cas d?hémorragie aiguë?.

Mais cette modernisation intervient à un moment où ces mêmes services sont mis au banc des accusés. Plusieurs personnes, à l?instar de Joyce Constant et de Marie Joyce Botte, se sont dit victimes de négligence médicale lorsqu?elles ont perdu leur bébé. Un répertoire qui donne des frissons.

Les spécialistes sont d?un avis contraire. ?C?est un faux procès. Les services publics de santé en gynécologie se sont bien améliorés. Certaines complications sont inévitables lors des accouchements ?, soutient un médecin. Le Chief Medical Officer du ministère de la Santé, le Dr Shyam Sungkhur, aussi gynécologue, estime pour sa part que ?la maternité comporte des risques. Notre taux de mortalité tant chez la femme que pour le bébé est loin d?être alarmant.?

En revanche, un des médecins, qui travaille dans le public comme dans le privé, concède ?que les failles existent, mais il faut mettre fin aux préjugés sur les hôpitaux. Il n?y a eu que deux décès l?an dernier et le nombre d?enfants qui meurent n?est pas excessif. ?

Deux femmes ont d?ailleurs été sauvées cette semaine par les services de santé publique. L?une délaissée par son médecin du privé s?est tournée vers l?hôpital du Nord aux petites heures du matin, mardi. ?Je suis enceinte depuis six mois et suis en traitement avec un médecin du privé. Mais son désintérêt quand je l?appelle vers minuit alors que je souffrais d?une hémorragie m?a éc?uré. Il m?a demandé de l?appeler le lendemain.?

Une autre femme souffrant d?une hémorragie doit sa vie au Dr Maudhoo et son équipe. Elle devait se joindre au groupe de femmes qui devait subir une intervention pendant cette semaine avec les gynécologues étrangers. Mais son cas ne pouvait pas attendre.

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