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Nouvelle menace de grève dans les collèges

29 août 2008, 20:00

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Voilà que les enseignants ont de nouveaux griefs contre le ministère de l?Education. Après avoir enterré la hache de guerre lundi soir et annulé in extremis la grève programmée pour le lendemain, les syndicats ont lancé, hier, le mot d?ordre de désobéissance civile. Mardi et mercredi, les profs n?iront pas en classe, leurs représentants estimant que le ministère a violé leur accord. Le ministre Dharam Gokhool, lui, soutient le contraire.

«Nous n?allons pas céder.» C?est en ces termes qu?un haut cadre du ministère aurait accueilli les syndicalistes lors d?une réunion d?urgence hier matin. Ceux présents, notamment Narendranath Gopee, président de la Government Secondary School Teachers? Union (GSSTU), Suren Dayal, président du syndicat du Mahatma Gandhi Institute et Krishna Ramana, y ont appris que le ministère ne comptait pas autoriser les enseignants à quitter l?enceinte de l?école avant la fin de la journée scolaire.

D?ailleurs, lors d?une autre réunion, avec les recteurs cette fois, qui a eu lieu jeudi, les officiels du ministère auraient fait comprendre que si un enseignant quitte son école plus tôt, cela devra être déduit de ses congés. C?est ce que confirme un recteur ayant assisté à la rencontre.

«C?est une violation de l?accord que nous avons signé avec l?Education lundi soir. On nous a escroqués. On se rend compte que l?objectif du ministère était simplement d?éviter à tout prix le mouvement de mardi dernier», s?emporte Narendranath Gopee. «Plus question pour nous de négocier avec eux. Dharam Gokhool doit démissionner», ajoute-t-il.

Son collègue Suren Dayal, député travailliste, n?est guère plus tendre. «Le ministère est de mauvaise foi. Nous avons été dupés ! C?est un coup de poignard dans le dos ! Nous ne faisons plus confiance au ministère !» Les mots forts s?enchaînent. La colère est grande.

<B>Probleme d?interpretation</B>

Mais alors que les syndicats parlent de revirement de situation, de virage à 180 degrés de l?Education , le ministre Gokhool réfute ces arguments et indique sa volonté de respecter scrupuleusement les termes du document. «Un accord a été signé en bonne et due forme et nous sommes en train de le mettre en pratique sérieusement. Les syndicats savent ce qu?ils ont signé. Il faut qu?il nous disent sur quel point il y a divergence ou problème d?interprétation.»

Au rang des mécontents, Yahya Paraouty, président de l?Union of Private Secondary Education Employees, un des signataires de l?accord de lundi. «Pour moi, seul le document de lundi est valable. Si le gouvernement remet certains points en cause, nous allons prendre des actions sans délai. Parmi celles-ci une grande manifestation des profs devant l?IVTB House, siège du ministère, ce mercredi.»

<B>«Aucune contestation»</B>

Dans ce fameux accord, il est stipulé que les enseignants ne doivent plus travailler jusqu?à 15 heures tous les jours d?école, comme c?était le cas depuis la rentrée du troisième trimestre, mais seulement les lundis, mardis et mercredis. Pour les deux derniers jours «ce sera comme dans le passé». A priori, sur ce point il n?y a aucune contestation, même si Yahya Paraouty soutient que de nombreux recteurs n?ont pas appliqué cela cette semaine.

L?autre point concernait le Movement Book que le ministère avait l?intention d?enlever. A la suite de l?accord de lundi soir, il a été réintroduit sous une autre appellation, celle de Staff register. Celui-ci permet aux enseignants de quitter l?établissement durant les heures d?école. Mais ils doivent dorénavant obtenir l?approbation du responsable d?établissement.

Et c?est justement là que se situerait la gêne. Des recteurs auraient expliqué au ministère qu?une telle mesure rendrait les écoles «ingérables». Ils auraient également fait comprendre qu?ils sont mécontents qu?un tel accord ait été décidé sans qu?ils aient eu leur mot à dire.

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