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Nouvelle flambée des prix incessante
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Nouvelle flambée des prix incessante
Les premières indications sont déjà là. Le prix du riz basmati a subi il y a quelques jours, une hausse d?au moins 40 %. Du jamais vu ces dernières années. Le pire est à prévoir en janvier. D?autres hausses assez importantes sont à prévoir. A titre d?exemple, le riz basmati Lajawab est passé de Rs 155 à Rs 175 le sachet. Dépréciation de la roupie par rapport au dollar américain oblige, rétorquent les importateurs et commerçants. S?y ajoute la mauvaise récolte dans ces pays producteurs.
Le jus de fruit concentré Sunquick a subi une hausse d?au moins 10 % il y a quelques jours. Les nouveaux prix affichés sont de Rs 105 le litre. Importé, du Danemark, ce concentré de jus de fruits subit le coup de la dépréciation de la roupie par rapport à la couronne danoise.
Il en est de même pour toute une série de produits en conserve en provenance du Danemark qui ont augmenté de 10 %, et dont les prix devraient également grimper dès janvier. Par exemple, les conserves de poissons Pilchards Glenryk en boîte. La boîte, qui se vendait il y a une année à Rs 26, a été majorée, il y a quelques jours, à Rs 37,50. La barre des Rs 40 pourrait être franchie début janvier.
Si des importateurs ont déjà augmenté leur prix, d?autres préfèrent attendre la fin des fêtes de fin d?année pour faire avaler la pilule amère aux consommateurs.
Déjà, les grandes surfaces ont été averties de ce qui est prévu pour janvier. Les clients sont prévenus : ce sera pire.
Le whisky en provenance d?Ecosse et de Grande-Bretagne a été très affecté par la dépréciation de la roupie par rapport à la livre sterling. Une hausse de 15 % à 40 % des prix différentes marques de whisky est à prévoir dès janvier, qu?elles soient importées ou embouteillées à Maurice.
<B>Sécheresse et hausse du dollar</B>
Alain Vallet, directeur de Grays, a confirmé la tendance : ?On n?a pas encore augmenté nos prix à cause de décembre, mais janvier 2007 cela va être le choc. On est très inquiets. La roupie ne vaut plus rien. ?
Il déplore également le fait que son entreprise, comme tant d?autres, doit se procurer des devises à un taux nettement plus élevé que celui affiché par les banques commerciales.
La sécheresse qui sévit en Australie et la hausse du dollar australien par rapport à la roupie n?arrangent pas les choses. Plusieurs entreprises ont prévu une hausse des prix des fromages et autres produits laitiers d?au moins 10 % à 20 % dès janvier.
Le lait en poudre ne sera pas épargné. Une hausse généralisée de 20 % des différentes marques est prévue en janvier. Nestlé Products, qui occupe une très faible part du marché, a déjà pris les devants en majorant considérablement ses prix. Le lait Nido est passé de Rs 117 à Rs 134 la boîte.
Sur le marché local, le b?uf frais ne cesse d?augmenter, affirment les bouchers. La hausse est de 40 % en un an. C?est la quatrième augmentation en une année. De Rs 130 le kg il est passé à Rs 170 le kg avec la dernière augmentation, qui remonte à quelques jours. Un responsable de Socovia, seule compagnie qui importe les b?ufs, reconnaît une hausse des prix de la viande bovine en raison de la dépréciation de la roupie mais n?admet pas le chiffre de Rs 170 le kg.
<B>?Gare à l?inflation importée?</B>
Le poulet, dont le prix a subi une hausse d?au moins Rs 2 par kg, devrait augmenter en 2007. La hausse continue du prix du maïs sur le marché mondial ?nous inquiète?, confie Thierry de Spéville, directeur de Food & Allied Industries Limited. C?est un des aliments de base pour la nourriture du poulet, tout comme le tourteau de soja, dont le prix à l?international est lui aussi en hausse.
Le spectre d?une deuxième hausse du prix de l?huile comestible est aussi à l?horizon.
Pour couronner le tout, l?Automatic Pricing Mechanism, qui décidera en janvier du prix du gaz ménager, devrait réviser la marge de profit des revendeurs. Donc, une nouvelle hausse de prix est à prévoir.
La chaîne de supermarché Winners l?une des plus fréquentées par les Mauriciens, particulièrement ceux de la classe moyenne et ceux au bas de l?échelle, enregistre ces derniers temps un changement d?habitude de sa clientèle. Jean Philippe Venpin constate ?que nos clients n?achètent pas les mêmes produits que ce qu?ils avaient l?habitude d?acheter auparavant. Ils achètent ceux qui sont encore moins chers, quitte à perdre sur la qualité.?
Il estime que ces hausses de prix trop fréquentes ? chaque mois au lieu de chaque année ? ont un impact négatif sur le commerce sur le moyen et long termes.
Un responsable des hypermarchés Jumbo Score est du même avis. Il ne prend plus le risque de stocker nombre de marchandises, de peur qu?il lui reste du stock. En effet, à cause de la date d?expiration, il opère de manière limitée.
Ignace Lam, l?un des responsables des chaînes de supermarchés Way, se dit ?inquiet devant la tournure des événements dans le secteur de la consommation en raison de ces hausses fréquentes de prix. On craint une détérioration du business à Maurice, mais pire, une explosion sociale comme au Chaudron, à l?île de la Réunion. Le gouvernement veut une dépréciation délibérée de la roupie. Gare à l?inflation importée.?
D?ailleurs, les opérateurs dans ce secteur notent que leurs clients éprouvent des difficultés à acheter les produits de consommation courante et de luxe, pourtant à leur portée il y a un an.
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