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Nous nageons en eaux troubles !

30 septembre 2007, 00:00

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La venue du Sud-Africain Sam Ramsamy, vice-président de la Fédération internationale de natation (FINA) et secrétaire général de la Confédération africaine de natation (CANA), pour essayer de trouver une solution au conflit qui ronge actuellement la natation mauricienne, était-elle

vraiment nécessaire ? Est-il nécessaire de recourir à l?instance internationale à chaque fois qu?il y a un petit pépin au sein d?une fédération sportive ? Ne sommes-nous pas assez instruits pour nous assumer et prendre nos responsabilités en tant que dirigeants ?

Apparemment non ! L?expérience similaire vécue, dans un passé pas trop lointain, au sein de deux autres fédérations sportives, est la preuve que nos dirigeants ne sont pas aptes à tenir les rênes de la locomotive sportive. En tout cas, celle de la natation est sans gouvernail depuis plus d?une année. Et nous continuons à perdre encore du temps à tergiverser autour des conflits.

À quoi a servi la venue du Sud-Africain ? Je ne dis pas que le rapport de Sam Ramsamy et les recommandations de la FINA ne nous aideront pas à trouver une solution. Mais fallait-il réellement en arriver là ?

À la suite de la démission collective de cinq membres de la Fédération mauricienne de natation (FMN), le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) a institué un comité ad hoc (avec à sa tête Michel Kwon et deux autres membres, Patrice Leclair et Sewnarain Awatar) pour assurer le smooth running de la FMN et pour organiser de nouvelles élections. Pourquoi ce comité ad hoc ne l?a-t-il donc pas fait ? Pourquoi son président, Michel Kwon, n?a-t-il pas pris les devants pour s?assurer de la tenue d?une assemblée générale avec les dix-huit clubs affiliés à la FMN ?

La raison avancée par le comité ad hoc est la suivante : il y a eu une demande d?affiliation de treize nouveaux clubs à la veille des élections. Et alors ? Dans la logique des choses, c?est à la nouvelle équipe, qui devait être mise en place avec cette assemblée générale, de décider de la marche à suivre. Allait-elle accepter ou non l?intégration de ces clubs (« fictifs », selon les dires d?un membre de la FMN) ? Ça, c?est un autre débat ! C?était à la nouvelle équipe de mener son enquête et de voir si ces nouveaux clubs existaient réellement. C?était à la nouvelle équipe de décider comment elle allait faire pour gérer une affiliation de trente et un clubs alors qu?il n?existe à Maurice que? quatre piscines et quelques malheureux couloirs pour nos nageurs.

Or, le comité ad hoc, ne pouvant prendre ses responsabilités, a jugé bon d?avoir un avis légal sur la question et le MJS a, entre-temps, entrepris des démarches auprès de l?expertise internationale. Je m?interroge cependant sur les vraies intentions du comité ad hoc. À quoi sert-il finalement ? Est-il guidé par un quatrième et obscur personnage ? Qui tire les ficelles ? Le MJS qui a nommé ces trois membres au sein de ce comité ? Des dirigeants assoiffés de pouvoir afin de privilégier leurs intérêts ? Et le rôle du Comité national olympique mauricien dans toute cette histoire ? Est-il sain ? Il n?y a que des interrogations et nous nageons, de surcroît, en eaux troubles !

Je ne veux pas soulever là une polémique. Loin de moi l?idée de vouloir trop jeter le discrédit sur nos dirigeants et surtout sur ceux qui essaient tant bien que mal de faire bouger (dans la bonne direction je l?espère) le sport local. Mais une chose est sûre : le sport mauricien a besoin de renouveau, de sang neuf, de vrais leaders, de personnes qui prônent le respect, des gens qui ont à c?ur d??uvrer pour la promotion du sport, de dirigeants qui placeront les intérêts des sportifs avant les leurs.

Mais où sont-ils ces gens-là ? Je finirai bien par les trouver un jour? dans la rubrique des petites annonces qui sait !

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