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?Nos programmes de soutien commencent à porter leurs fruits?

26 février 2006, 00:00

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Vous êtes « events manager » à la Fédération internationale. En quoi consiste votre travail ?

? Je m?occupe de toutes les compétitions sanctionnées par l?IBF à travers le monde ainsi que du world ranking. Je suis également responsable des « technical officials » et du dossier dopage au sein de la fédération internationale. Je suis aussi un des concepteurs du programme éducationnel réservé aux entraîneurs et j?assiste également les IBF training centres.

Quel est le motif de votre visite chez nous ?

? Je suis ici en tant que représentant de la Fédération internationale dans le cadre de la tenue des préliminaires de la Thomas & Uber Cup et des internationaux de Maurice. J?ai pour mission d?assurer le bon déroulement de ces deux événements. C?est aussi une occasion pour moi de rencontrer les représentants des pays africains et de connaître leur point de vue sur le développement du badminton en Afrique.

Pourquoi avoir introduit les préliminaires dans les cinq continents ?

? Auparavant les préliminaires se déroulaient uniquement en Europe et en Asie. Par conséquent, les petits pays n?avaient aucune chance de se qualifier pour la finale de la Thomas & Uber. Or l?objectif de la fédération internationale est d?assurer que chaque continent soit représenté dans ces championnats du monde.

Un nouveau « scoring system » a été appliqué à la Thomas & Uber Cup...

? En effet, nous avons décidé de revoir le système de pointage car les matches à 15 points durent trop longtemps. Et la télévision ne peut assurer des directs dans sa totalité. Avec le nouveau système de 21 points à élimination directe, les matches durent entre 30 et 35 minutes seulement. Dans le cas de la Thomas & Uber Cup qui comprend cinq épreuves par catégories, les duels ne durent pas plus de trois heures. Le nouveau pointage encourage également les joueurs à viser la perfection. La qualité du spectacle est donc améliorée. Mais je tiens à préciser que le nouveau système a été introduit à titre d?essai. Ce n?est que lors de l?assemblée générale de la FIB en mai prochain à Tokyo qu?on saura s?il sera adopté ou pas.

Si le nouveau système de pointage est adopté, quand entrera-t-il en vigueur ?

? Ce sera en mai 2007 soit au début de la période qualificative pour les Jeux olympiques de 2008.

Vous avez assisté aux préliminaires africains de la Thomas & Uber Cup. Comment avez-vous trouvé le niveau ?

? Le niveau est toujours au standard africain. Quoique cela fasse énormément de plaisir de constater que certains pays, tels que les Seychelles et la Zambie, ont beaucoup progressé. Ceci prouve que les entraîneurs qui ont bénéficié de stages de haut niveau, en Afrique et ailleurs, ont su mettre en pratique ce qu?ils ont appris.

Si l?événement avait eu lieu dans un pays au coeur du continent, il y aurait peut-être eu plus de participants.

Néanmoins, trouvez-vous normal que seulement six pays aient participé à ces préliminaires ?

? Malheureusement la situation géographique des pays africains pose problème. Nous apprécions le fait que Maurice ait pu abriter ces préliminaires, et nous remercions le ministère de la Jeunesse et des Sports pour l?effort consenti en tant que partenaire de cet événement. Mais, s?il avait eu lieu dans un autre pays au coeur du continent, il y aurait peut-être eu plus de participants. La plupart des pays africains n?ont pas les moyens de financer les billets d?avion de leurs représentants.

Quels sont les projets de la FIB pour l?Afrique ?

? Nous envisageons d?organiser des road shows. Nous faisons déjà des donations d?équipements à travers la Fédération africaine aux pays nécessiteux. Nous avons également des programmes de formation pour les entraîneurs et les joueurs. Ces derniers peuvent également profiter des facilités offertes par les centres d?entraînement de haut niveau. D?ailleurs, plusieurs joueurs africains, dont les Mauriciens Kiran Baboolall et Shama Aboobakar, ont déjà bénéficié des stages dans nos différents centres.

Par ailleurs, la FIB veut aider l?Afrique à abriter le plus de compétitions tels les internationaux de Maurice, du Nigeria, de l?Afrique du Sud et du Kenya qui sont des « grade A tournaments ».

Nous voulons également introduire le concept de divertissement pendant les événements importants. Tout comme cela se fait en tennis et en athlétisme. Les spectateurs pourront assister aux matches tout en profitant d?une série d?activités. Ceci permettra d?attirer le public en grand nombre. En d?autres mots, nous voulons créer une certaine fidélité.

La FIB est-elle satisfaite du travail abattu en Afrique, jusqu?ici ?

? Il est difficile de dire que nous sommes satisfaits. Les dirigeants africains ont travaillé en fonction des moyens que nous leur avons accordés. L?Afrique est immense avec énormément de problèmes. Mais il est quand même encourageant de voir que nos programmes de soutien commencent à porter leurs fruits. L?exemple concret est l?émergence de la Zambie.

Selon vous, l?Afrique peut-elle se passer des entraîneurs étrangers pour assurer la préparation de ses joueurs ?

? Les pays africains ont encore besoin d?entraîneurs étrangers pour pouvoir progresser. Leur présence sera profitable, à la fois, aux joueurs et aux entraîneurs nationaux.

Dernière question. Quelles sont les chances que Venu Gopal revienne travailler à Maurice ?

? Il m?est difficile de songer à une telle éventualité pour l?instant. Mais si « the right thing come to the right moment, I may consider ». Je tiens au nom de la fédération internationale à remercier le comité organisateur, le ministère de la Jeunesse et des

Sports, en particulier le ministre Sylvio Tang, d?avoir accepté d?organiser ces éliminatoires sur le sol mauricien et du soutien accordé au badminton mauricien.

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