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Nos lagons placés sous surveillance
L?eau de certains lagons n?est pas belle à voir et n?invite pas à la baignade. Devant la plage publique de La-Preneuse, virant du vert émeraude au marron boueux, elle pue. Un chenal déverse une eau noirâtre où flottent des détritus. Ce spectacle, qui résulte des récentes pluies, a poussé les autorités à réagir afin de rassurer la clientèle touristique sur la qualité des bains de mer.
Sous peu, le lagon de Grand-Baie sera placé sous la surveillance du ministère de l?Environnement, ses eaux analysées et les résultats rendus publics régulièrement. Le ministère surveille déjà, en collaboration avec celui de la Pêche, tout le lagon de Pointe-aux-Sables à Baie-du-Tombeau, en passant par la plage de Sable-Noir et Bain-des-Dames.
Toute cette partie du littoral avait été décrétée impropre à la baignade en raison du haut taux de coliformes fécaux qui s?y trouvaient. ?Il n?y a pas de changement ni à Pointe-aux-Sables ni à Bain-des-Dames. Les baignades y sont déconseillés tandis que Sable-Noir et Baie-du-Tombeau ont connu une grande amélioration?, indiquait hier une technicienne du ministère de l?Environnement.
Le coliforme provient des eaux usées non-traitées qui se déversent dans la mer directement ou par infiltration souterraine à partir de puits d?absorption. Un bain dans de l?eau ainsi infectée peut provoquer la diarrhée, des démangeaisons et des rougeurs sur tout le corps.
Grand-Baie se retrouve sur la liste de surveillance en raison d?importants développements fonciers. Au laboratoire du ministère de la Pêche, à Albion, les analyses des eaux du lagon de Trou-aux-Biches à Pereybère, en passant par Grand-Baie indiquent, jusqu?ici, qu?elles sont propres à la baignade.
Désormais, ces analyses seront faites dans deux autres laboratoires, celui du ministère de l?Environnement et celui de la Waste Water Authority. Les autorités veulent ainsi affiner ces tests et également rassurer le secteur et la clientèle touristiques. On doit s?attendre à une généralisation de la pratique de transparence sur la qualité des eaux des lagons, hôtels et plages publiques
Le gros de la clientèle touristique de Maurice vient de France où les résultats des analyses microbiologiques donnent lieu au classement des plages en catégories (A, B, C ou D), suivant le niveau de contamination par les germes. Les maires des communes concernées sont alors tenus d?afficher leur classement à proximité des lieux de baignade. Un drapeau noir indique une pollution microbiologique des eaux de baignade des plages, classées après analyse en catégories C et D.
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