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?Nos filles ne sont ni pros ni étrangères?

15 février 2006, 20:00

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Suite à l?interview que nous avait accordée Guito Lepoigneur, coach d?Azur SC, dans l?édition de l?express du dimanche 5 février dernier, l?entraîneur de l?ASPTT, Stéphane Mouezy, a réagi vigoureusement.

Guito Lepoigneur avait formulé le voeu que le nombre d?étrangères au sein de l?ASPTT soit enfin réglementé. Plus loin, le technicien avait également proposé qu?il fallait trouver une formule pour ne pas se retrouver avec une équipe composée uniquement d?ex-pros.

Cette déclaration a provoqué des réactions à la Réunion. Stéphane Mouezy, également entraîneur de la sélection de la Réunion, avoue qu?il a été choqué par les propos de son homologue mauricien. ?Je ne m?attendais pas à ce que Guito assimile les joueuses de l?ASPTT à des étrangères. La Réunion est bien un département français et elles sont Françaises.?

Il ajoute que ?nos filles ne sont pas des professionnelles comme l?avaient présenté certains journaux. Elles ont leur emploi et elle pratique le volley après. Ce que je veux faire comprendre, c?est que notre championnat est amateur et il n?y a pas moyen de transgresser ces règlements. Il y a des papiers que signent les joueurs qui leur interdisent de recevoir de l?argent pour la pratique du volley et le club peut prendre également l?engagement de ne pas rémunérer son effectif?.

Les Jeux des îles, c?est l?année prochaine. Et quatre des filles de l?ASPTT qui viennent de France seront éligibles pour y participer. ?Nous ne revendiquons pas ces règlements pour les Jeux des îles. L?année prochaine, quatre joueuses de l?ASPTT auront trois ans de licence et elles pourront défendre les couleurs de la Réunion aux JIOI. Mais quand il est question de la CCCOI, je ne pense pas que les mêmes règlements soient applicables. On va dire à ces filles qu?elles ne pourront pas faire la CCCOI chez elles en décembre ??, explique-t-il.

Le Dyonisien cite comme exemple la présence d?Alain Offman, qui a joué à AGDE (PRO B française) et Lindley Fareedun qui a évolué a Narbonne, au sein de la sélection mauricienne. ?Ce sont bien des Mauriciens qui évoluent à l?extérieur qui ont fait briller les couleurs de Maurice. Alors pourquoi nos filles n?ont-elles pas le même droit pour la CCCOI ? Les JIOI c?est une chose et la CCCOI c?en est une autre?, estime le coach.

À Tananarive lors de la CCCOI, la direction de la zone 7 avait laissé entendre qu?il pourrait y avoir des changements dans les règlements. Reste à savoir comment empêcher des Français, ex-pros certes, de défendre les couleurs des équipes françaises.

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