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Non assistance à bébé à naître ?
La semaine du 15 juillet aurait dû être marquée par des réjouissances avec la venue du troisième enfant du couple Nunkoo. Au lieu de ça, c?est le désespoir qui s?est abattu sur la famille avec sa mort, 24 heures après sa naissance?
Entourée de son frère, de son époux et de ses parents, Chaya Nunkoo tente de surmonter le chagrin qui lui noue l?estomac à chaque fois qu?elle repense à son accouchement, ce 15 juillet. Mais c?est peine perdue. Elle n?arrive pas à chasser ses idées noires. Malgré le réconfort qu?on lui prodigue, la blessure est toujours vive.
Cette jeune femme de 30 ans, habitant Lallmatie, frissonne malgré le pull-over qui réchauffe ses épaules. Les contractions ont commencé à l?assaillir le 11 juillet. Elle rechigne à se rendre à l?hôpital. « Ils vont encore me renvoyer à la maison », pense-t-elle. On l?avait en effet congédié à trois reprises, en lui disant que l?heure n?était pas venue. « Pourtant, mo ti pé saigné? »
« Nurse la dir moi ki tapaz to pe fer ? »
Cette fois ça y est, elle est admise. Mais elle n?est pas au bout de ses peines, car il faut encore attendre. Toutefois jeudi, à 19 heures, les contractions deviennent plus intenses. Jusqu?à devenir insupportables. Pliée en deux, elle sent que l?enfant va naître.
« Mo fine dir nurse là ki zenfant là pé vini, amène-moi maternité. Mone coumence ploré. Nurse-la dir moi ki tapaz to pé fer ? Li dir moi ou fine déza gagne zenfant ou bisin capav tini sa douleur-là ! Zot pa fine prend moi compte. » Chaya est finalement conduite en salle de travail à minuit quarante-cinq.
Un interrogatoire brutal
« Encore bonhère », lâche la responsable après un rapide examen de la patiente. Ce n?est pas son avis. « Je sentais que l?enfant allait naître d?une minute à l?autre. Je n?en pouvais plus ! Malgré mes cris, elle n?a rien fait pour m?aider ou appeler mon médecin traitant? » Elle finit par accoucher à 1 heure 15. « Kan zenfant-là so la tête ine commence sorti mone crier. Zot ine dégazé vini, mé malgré sa zot ine tarder pou risse li. »
Chaya, qui est au bord de l?évanouissement, perçoit la respiration irrégulière du nouveau-né. « On dirait li ti pé touffé. Zot ine dir moi signe sa papier-là madame pou avoye li l?hôpital le Nord parski ici péna l?appareil chauffé. » Elle s?exécute. Malgré les soins prodigués, le bébé décédera le matin suivant à 4 heures.
Le lendemain, elle raconte les circonstances de l?accouchement à la doctoresse qui l?examine. Cette dernière, affirme-t-elle, la soumet à un interrogatoire brutal. Son médecin traitant se montre en revanche abattu. « Li fine dir moi ki personne pane informe li, ki sa problème là pas ti bisin éna. » L?enfant était en bonne santé, lui avait-il confirmé.
Dhanwantee Judhoonunnen, la maman de Chaya, éclate. « Personne pane guet li ! Si coume sa, mo tifi ti capav reste lacaz li gagne so zenfant. D?après nous éna négligence médicale. » Suraj, le mari de Chaya, veut savoir pourquoi son bébé est mort. « Pou sa zenfant-là mo ti asté tou so nécessaire, guet ki problème ine arrivé. » Ils ont porté plainte pour négligence médicale afin que d?autres ne vivent le même drame.
Le ministère : « Toutes les procédures ont été suivies »
Le ministère de la Santé réfute ces allégations et affirme qu?il n?y a pas eu de négligence médicale. « Nous avons déjà enquêté sur ce cas et nous sommes satisfaits que toutes les procédures ont été suivies. »
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