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Nick Bridges : Happy DJ !
Il a la gueule de l?emploi, peut-être pas forcément le physique, en dépit d?un faux air de David Beckham qui le met fort mal à l?aise. Nick Bridges n?est pas de ceux qui aiment se mettre en avant.
En quelques années pourtant, il a imposé sa griffe et son flair pour la house music au sein du prestigieux Ministry of sound, le haut lieu des noctambules anglais.
Le jeune homme et a même été nominé dans la catégorie DJ de l?année pour les Victoires de la musique, catégorie House Music. Mieux, Yeah Yeah, l?une de ses compositions, produite par son propre label, Juki Records, a été numéro deux en Angleterre, détrônant par la même Beyoncé et Madonna.
Nick Bridges est donc la tête d?affiche de l?Arena ce soir. Pour ce DJ toujours en transit dans les plus grandes capitales du monde, revenir chez nous est synonyme de vacances. Un luxe pour son emploi de DJ toujours «on the move». «Les voyages, ont souvent un côté glamour. Les gens pensent aux hôtels, à la découverte et aux destinations. Mais lorsque vous prenez l?avion tous les week-ends, que vous soyez un jour en Ecosse, le lendemain à Dubayy, ou ailleurs, à la longue, croyez-moi, vous êtes épuisé,» explique le célèbre DJ.
Diplômé en droit et en économie
Derrière ses lunettes de soleil, en short et tongs, Nick Bridges, de maigre corpulence, passerait presque inaperçu. Devenu expert dans le mixage de sons, il cache mal la réputation qui le précède.
«Le monde du deejaying est un monde souvent terrifiant. La compétition entre DJ fait rage, et cela partout à travers le monde. Je mixe depuis que j?ai 18 ans, mais je savais à l?époque que je n?arriverai pas à m?imposer en claquant des doigts. J?ai travaillé dur, très dur,» raconte-t-il.
Diplômé en droit et en économie, Nick Bridges ressemble trait pour trait à l?image de l?intello que l?on se fait des diplômés de la prestigieuse université de Cambridge. Quand il n?est pas derrière ses platines ou en studio, il épluche tous les bouquins qui traitent de philosophie et de sociologie, pour son plaisir personnel.
Lorsqu?il ne compose pas, il évite d?écouter de la musique pour ne pas se mettre à travailler inconsciemment. «Je n?aime pas signer des autographes et j?aime encore moins les compliments. Tout cela me met très mal à l?aise ! »
Quand on écoute sa musique, on parvient d?emblée à capter toutes les énergies qu?il sait exploiter, ces rythmes qui secouent l?âme et l?être. « La house se popularise de plus en plus. A mes débuts ici, on craignait que mon style ne parvienne pas à convaincre. Quatre ans plus tard, je constate que la house s?est vulgarisée chez vous. J?en suis heureux et flatté.»
Entre textures électroniques et notes plus classiques, Nick Bridges prend toujours plaisir à l?élaboration de ses cocktails house. Sa culture musicale s?étend de plus en plus. Avec ses projets de nouveaux albums à venir pour l?année prochaine, gageons que Nick Bridges n?est pas prêt d?abandonner ses platines.
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