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?On ne reste pas assistant à vie?
<B>Premier match aujourd?hui en tant que coach de l?ASPL 2000, quel est votre sentiment ? </B>
C?est un grand jour pour moi. Ce club, je le porte dans mon coeur. Ça signifiera aussi le début d?une nouvelle ère dans ma carrière. Depuis un moment déjà, j?attends ce premier match qui me permettra de me mettre dans la peau de l?entraîneur titulaire. Ma joie est indescriptible.
Dans le passé, j?ai pu assurer ce poste temporairement en l?absence de Sarjoo, mais c?est différent cette fois. Je sais que ces premiers pas ne seront pas pour une ou deux rencontres, mais, à la limite, jusqu?à la fin du tour préliminaire du championnat. Donc, je me suis préparé, surtout psychologiquement. Ce ne sera pas un match comme les autres, mais je fais de sorte à le prendre normalement avec tout le sérieux voulu. Ce sera émouvant pour moi.
<B>Appréhendez-vous ces premiers pas à la tête d?une équipe aussi importante que Port-Louis ? </B>
En vérité, je ne me fais pas tellement de soucis. Je suis confiant, de par le fait que l?équipe est prête et s?est bien préparée pour ces débuts. Je sais que je n?ai pas droit à l?erreur et que je ne dois pas manquer ma rentrée.
<B>Qu?attendez-vous de votre grande première du jour ? </B>
Je m?attends à un départ sur les chapeaux de roues. J?estime que mon équipe sera à la hauteur et que j?ai effectué une bonne préparation d?avant saison. J?ai mon style qui, je souhaite, se traduira dans le jeu. Mes attentes lors de ce premier match, c?est qu?on gagne ce trophée, en pratiquant du beau jeu.
<B>Après avoir été un fidèle de l?équipe et aussi assistant de Gowreesungkur ces dernières années, c?était une suite logique que vous soyez propulsé à la barre. </B>
A mon humble avis, je pense que oui. Je crois que mon heure était arrivée, même si ça s?est produit avec le départ subit de celui qui a tant donné et qui a fait gagner l?ASPL 2000. Je crois que j?ai acquis suffisamment d?expérience à ses côtés en tant qu?assistant pour maintenant prendre les rênes du club. Il va de soi que c?est une promotion et une reconnaissance pour moi qui a été au four et au moulin de cette équipe ces dernières années.
<B>Comment s?est passée la transition et votre accession au poste de mentor ? </B>
De la plus belle manière qui soit. C?est à l?unaminité que le comité de direction du club m?a choisi pour remplacer Sarjoo Gowreesungkur. Après, les choses se sont bien passées. Tous les composants du club ont bien accueilli ma nomination. La réaction au niveau des joueurs a été positive. Idem du côté de l?encadrement technique de l?équipe. C?est bon signe et surtout très encourageant comme point de départ.
<B>Le staff technique a également changé. Comment se passe votre association avec Henri Spéville, votre assistant, et Seewoosagur Macarchand, le mentor des gardiens de but ? </B>
Avec le départ de Sarjoo et ma désignation au poste d?entraîneur, il y a eu des chamboulements à plusieurs niveaux. En devenant coach, il a fallu remplir les deux fonctions que j?assumais, à savoir assistant-mentor et entraîneur des gardiens de but. Henri Spéville a été nommé pour le premier poste et Seewoosagur Macarchand pour le second. On travaille tous les trois en étroite collaboration et chacun apporte ses connaissances. Nous sommes complémentaires.
<B>Quelle différence faites-vous entre vos nouvelles fonctions et celles d?avant ? </B>
C?est une plus grande responsabilité qui m?est confiée. Désormais, c?est moi qui prend les décisions et tout repose sur moi. Il y a une différence sur le plan de la personnalité, car il faut se faire respecter et aussi s?imposer chez ses joueurs. J?ai toujours été proche de mes joueurs et cela n?a pas changé, d?autant que je suis de ceux qui croient qu?il ne faut pas avoir de barrière entre l?entraîneur et ses joueurs. A part ça, je fais les choses à ma façon.
<B>Coacher une équipe quatre fois de suite championne de Maurice, ce n?est pas si simple que ça?</B>
Pour ne rien vous cacher, ce n?est pas facile de prendre le flambeau de Sarjoo dans une équipe qui a pratiquement tout gagné en quatre ans. C?est challenging et c?est un pari risqué aussi. Mais je me sens à l?aise car je connais bien cette formation. En plus, je suis bien encadré par la direction et les joueurs. N?empêche que je sais que je n?ai pas droit à l?erreur et qu?il faut que je sois à la hauteur des espérances d?un club qui vise tous les trophées. Ça va être dur de s?imposer d?un coup, mais je pense avoir les capacités pour le faire.
<B>C?est un défi colossal pour vous qui a par le passé entraîné que des clubs dit ?petits? comme Polar Star et Century. </B>
A ce sujet, il n?y a pas de doute. C?est un grand challenge pour moi. Dans la vie, si on ne risque rien, on n?avance pas. Je ne pouvais pas demeurer assistant à vie. J?ai eu ma chance et je l?ai saisi. Je me suis dis que cette occasion ne se présentera pas deux fois, autant en profiter. Il va de soi que ce n?est pas donné à tout le monde de devenir l?entraîneur d?un club comme l?ASPL 2000 et je suis motivé à faire valoir mes connaissances et mes qualités. Je suis prêt à relever le défi.
<B>Ressentez-vous déjà la pression compte tenu que votre avenir comme mentor de l?ASPL 2000 dépendra des résultats du premier tour ? </B>
Aucun entraîneur au monde ne peut diriger une équipe sans pression. Un coach ressent la pression en permanence. A l?ASPL 2000, je le sens bien. C?est tout à fait normal, puisque je suis attendu au tournant et que je dois faire mes preuves. Mentor d?un club qui part à la conquête d?un cinquième sacre consécutif, il y a des craintes à avoir.
<B>Qu?apportez-vous de nouveau dans cette formation portlouisienne ? </B>
Pas beaucoup de nouveautés de ma part. En tant qu?ancien assistant, j?avais une technique de travail pour garder ce rythme de croisière qui fait la réussite du club depuis quatre années. Ce qui changera, ce sont les méthodes. J?ai ma façon de faire, mon style et ma vision que je transmets à l?équipe. Par exemple, la qualité et le volume de jeu afin de rendre le football de l?ASPL plus collectif et plaisant à voir. Sinon, je prône la proximité avec les joueurs. Les relations entre joueurs, staff technique et la direction sont capitales pour la bonne marche d?un club.
<B>? Ce n?est pas facile de prendre le flambeau de Sarjoo dans une équipe qui a pratiquement tout gagné en quatre ans. C?est challenging et c?est un pari risqué . Mais je me sens à l?aise car je connais bien cette formation. </B>
<B>Pas de recrutements excessifs, ni de grands noms, vous disposez quasiment de la même escouade que la saison dernière. </B>
Certainement. On n?a pas pratiqué une politique de recrutement à tout bras. On a déjà une équipe rodée et un effectif de qualité. Comme, les départs ne sont pas nombreux aussi, ça n?a pas été utile de recruter. On préfère garder nos éléments plutôt que d?aller prendre à gauche et à droite. Le fait que presque tout le monde est encore là, prouve la confiance des joueurs en moi. On n?a donc eu qu?à consolider quelques postes, tout en continuant sur les bases déjà jetées.
<B>Cet après-midi, verra-t-on la touche de Soyfoo dans le jeu de Port-Louis ? </B>
On verra bien. En tout cas, il n?y aura pas de grands bouleversements au niveau des cadres de l?équipe. PAS Mates est un adversaire respecté et respectable et on doit présenter une formation de valeur pour gagner ce premier trophée en jeu, histoire de démarrer la saison sur une bonne note.
<B>La saison commence aujourd?hui, quels sont vos objectifs avec les Portlouisiens ? </B>
Bon, je suis là au moins jusqu?à la fin du premier tour. Pour la suite, tout dépendra de cette première partie de saison. Pour commencer, je compte gagner la coupe de cet après-midi. Ce sera un bon début. Ensuite, l?objectif est de finir parmi les trois premiers en vue de la Super League. Si tout se passe de cette façon, l?objectif fixé au départ sera atteint.
<B>Propos recueillis par
Didier PRAGASSA</B>
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