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Navin Ramgoolam marque son retour
«Il y a tellement de choses à dire que je ne sais par quoi commencer », a lancé Navin Ramgoo-lam à l?ouverture de son point de presse d?hier. On pensait alors qu?il avait effectivement des thèmes inédits à aborder. Loin de là.
Le leader de l?opposition qui est rentré, jeudi, de Londres, voulait tout simplement reprendre son tablier. Il s?était rendu en Angleterre pour être aux côtés d?un des siens qui a des ennuis de santé.
Hormis les points largement commentés antérieurement par des membres de son parti, le leader des rouges a présenté ses condoléances aux parents d?Hervé Duval, décédé en début de semaine, et a abordé la récente dérogation Third Country Fabric sous l?Africa Growth & Opportunity Act accordée à Maurice par le Congrès américain et le dernier voyage du Premier ministre.
Parlant de l?ancien président du Parti mauricien social démocrate, Navin Ramgoolam l?a qualifié de première victime de l?intolérance du Mouvement militant mauricien (MMM) et a rappelé qu?il avait été forcé à la démission au lendemain des élections générales de 1982.
Le leader du Parti travailliste a cependant fait l?impasse sur le fait qu?il ne s?était pas gêné, par la suite, pour faire alliance avec les mauves. Comme quoi, en politique, on arrive à tout pardonner.
Navin Ramgoolam a une fois de plus taxé le gouvernement d?incompétence. Il le blâme surtout pour n?avoir pas su négocier convenablement en 2002 pour décrocher la dérogation Third Country Fabric. « Au lieu d?emboîter le pas à des pays comme la Namibie et le Botswana, Jayen Cuttaree et Paul Bérenger s?étaient prononcés contre une telle dérogation, avec pour conséquence que la zone franche a perdu en deux ans environ 20 000 emplois. »
L?incertitude sur le secteur manufacturier pas éliminée
Cela ne l?a cependant pas empêché de faire la fine bouche devant la récente décision américaine. Il considère que la dérogation d?une année ne servira à rien puisqu?elle est de trop courte durée.
« Ce n?est même pas un ballon d?oxygène », car elle ne va nullement éliminer le climat d?incertitude qui plane sur le secteur manufacturier. « Ki dimoune ki pou vinn investi pou ene an ? » s?est-il demandé.
Il a aussi critiqué le dernier déplacement de Paul Bérenger au Koweït et au Pakistan. Selon lui cette mission avait pour seul but de refaire l?image du leader du MMM auprès d?une section de la communauté mauricienne. Le leader de l?opposition a, sous ce même registre, insinué que le MMM ne compte pas présenter de candidat en cas d?élection partielle dans la circonscription n° 3 et qu?il fera « une alliance sous la table avec le Hizbullah ».
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