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Navin Ramgoolam : ?Je rencontrerai le JEC si...?

17 mai 2007, 00:00

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?Je les rencontrerai s?ils réalisent qu?ils ont fait une erreur. Un grand si?? C?est la réponse laconique mais ferme du Premier ministre à l?invitation du Joint Economic Council (JEC) à renouer avec le dialogue. Mais juste avant cette déclaration faite à l?express, Navin Ramgoolam n?a pas manqué d?égratigner de nouveau le JEC qui dit-il, ne représente pas tout le secteur privé. Il a précisé cependant qu?il ne souhaitait pas alimenter le débat. Il participait hier soir à la cérémonie de pose de la première pierre d?un Women Empowerment Centre à Triolet.

?Mo trouv sa de la, zot pe koze kouma dir bann gran exper, bann gran kaser pake?, dit Navin Ramgoolam, en guise d?introduction du sujet. Il explique que durant son premier mandat, il rencontrait régulièrement le JEC. Au cours d?une de ces réunions où étaient présents quelques ministres et Sir Alan Walters, alors son conseiller économique ? et ancien conseiller de Margaret Thatcher ? les membres du JEC avaient exprimé leur mécontentement parce que la roupie était trop forte et que cela ne les aidait pas dans leur business d?exportation. ?Ils se plaignaient tous, sans exception. Mon ami Jean Claude de l?Estrac a raison quand il dit que les barons sucriers ont toujours crié au loup et quand cette fois le loup est vraiment là, personne ne les croit. Ils se plaignent toujours mais ils continuent de viv bien. Je ne suis pas contre le fait que les gens vivent bien mais il ne faut pas qu?ils donnent fos limpresyon?, dit Ramgoolam.

Xavier Duval avait réagi alors, raconte le Premier ministre. ?Il leur a dit, messieurs ? voyez, en passant, il n?y a que des hommes là-bas, ils n?ont pas changé, il y a toujours plus de femmes dans le secteur public que le secteur privé ? enfin, Xavier leur a dit que nous ne sommes pas là pour travailler pour eux mais pour le pays en entier. Depuis, ils n?aiment pas Duval.? Le Premier ministre raconte aussi que Sir Alan Walters avait exprimé son étonnement aux membres du JEC en demandant : ?Comment une roupie faible peut-elle bénéficier à l?intérêt national ??

Le Premier ministre déclare que cela expliquerait l?attitude du JEC. Mais il insiste que lui, il travaille dans l?intérêt national, ?parce que je suis le Premier ministre de tous les Mauriciens.?

Il donne l?assurance que les difficultés économiques seront surmontées malgré que ?certains sont en train d?essayer de nous mettre les bâtons dans les roues.? Arguant que le monde a changé, le Premier ministre dit ne pas trop comprendre pourquoi un ancien ministre des Finances, en l?occurrence Vishnu Lutchmeenaraidoo, ?est revenu sur la scène. Ce qui était vrai il y a 25 ans, ne l?est plus aujourd?hui ; les données ont changé, le prix du sucre a baissé, il y a de la compétition dans le textile.?

Il apporte une précision : ?Je ne suis pas allé le voir à huit reprises mais trois fois. Mais peut-être qu?il médite tellement qu?il m?a vu à cinq autres reprises, bien que je n?étais pas là.?

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