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Namrata Mahadnac, une petite part de chance

6 février 2006, 20:00

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Elle s?est jointe au QEC après s?être classée 30e au CPE au Beau-Séjour Government School. Son père Judoonanun est ingénieur civil et sa mère Anita fonctionnaire. Elle a pris des cours particuliers dans toutes les matières principales à l?étude en Form VI car ?c?est un petit plus qui force à bosser?. Sa relaxation, c?était le yoga, le reiki et la méditation. Etre lauréate, pour elle, relève d?un travail régulier, sur deux ans, allié à une petite part de chance. Namrata, bientôt 19 ans, veut être médecin. Si elle trouve la réforme Gokhool confuse, elle est en faveur d?une compétition saine.

Collège royal de curepipe

Eshwan Ramudu à la force du poignet

Classé 4e aux examens du CPE, cet ancien élève de la Sir Veerasamy Ringadoo Government School a cravaché très dur pour être l?un des lauréats de la filière technique côté garçons. ?Il y a vraiment beaucoup de compétition, mais j?ai pu garder courage. Il y avait beaucoup d?obstacles et c?était très difficile.?

Ces années au collège Royal de Curepipe ont été placées sous le signe du dévouement, de la persévérance et de la discipline dans les études. Issu d?une famille modeste où seul le père travaille, en tant que propriétaire d?un atelier d?aluminium, Eshwan Ramudu ambitionne de devenir ingénieur, même s?il est encore indécis par rapport à la branche et l?université qu?il fréquentera.

Très favorable à la réforme Gokhool, il estime que la culture de la compétition s?entretient dès le plus jeune âge. Cet habitant de Quatre-Bornes trouve cependant que cette réforme ne va pas assez loin. ?Le ranking était beaucoup mieux parce qu?il y avait encore plus de compétition. Ce système-là permettait également de sélectionner l?élite très tôt.?

Naresh Rai Rughooputh : ?Il n?y a pas que les études dans la vie?

Il n?y a pas que les études de la vie, parole de lauréat. Naresh Rai Rughooputh, heureux titulaire d?une bourse additionnelle dans la filière scientifique, a su, dit-il garder l?équilibre entre sa vie de jeune et d?aspirant-lauréat. Issu d?une famille plutôt aisée, son père est doyen suppléant de la faculté d?Ingénierie à l?université de Maurice et sa mère femme au foyer, il avoue avoir été un peu surpris par son classement.?Avant les examens, je croyais en mon potentiel, mais après, j?ai été pris par le doute.? Ce quatrebornais, classé 30e au CPE à la fin de son parcours primaire à l?école d?Etat Sir Veerasamy Ringadoo, n?est pas encore fixé sur ses projets futurs.?Je ne sais pas encore ce que je vais faire ni où je vais aller.? Interrogé sur la réforme proposée par le ministre de l?Education Dharam Gokhool, Naresh Rai Rughooputh semble plutôt hésitant.?Peut-être que le ministre a une vision sur le long-terme. Je crois qu?il faut une certaine compétition pour déterminer les meilleurs.? Toutefois, précise-t-il, ?dans un système très compétitif, il y a certainement des aspects positifs pour les meilleurs, mais ce n?est pas le cas pour ceux qui sont en bas?.

Kushal Singh Balluck : ?Je ne pense pas revenir??

?C?était bien difficile et je ne croyais pas que j?allais sortir premier dans la filière économique.? Kushal Singh Balluck se voit bien aller étudier dans une université anglaise et ?si possible? la London School of Economics.

La filière économique, c?est son dada et il a bien l?intention de consacrer sa vie professionnelle à cela. Féru de basket et d?informatique, il n?est toutefois pas convaincu que son futur se dessine sous le soleil mauricien.

?Si l?Angleterre me plaît et si je peux y trouver un bon boulot, je ne reviendrai pas?, pense ce Vacoassien. Sorti 5e au examens du CPE alors qu?il était à la Baichoo Madhoo Government School, ce fils d?ingénieur à la retraite et d?une directrice de Quality Beverages Ltd, choisit de ne pas se prononcer sur la réforme Gokhool. ?Je préfère ne pas répondre.?

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