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Nagloo : ?Blain est un monstre !?
L?entraîneur national de boxe, Jean-Claude Nagloo, a été impressionné par la prestation du Réunionnais Willy Blain aux Mondiaux de Bangkok.
Le Réunionnais, qui sera présent pour les 6es Jeux des îles de l?océan Indien dans la catégorie des moins de 64 kilos, fait déjà peur. Il a, en effet, remporté le titre de champion du monde de boxe amateur samedi, aux dépens d?un Russe, champion du monde 1997 et double champion d?Europe.
?J?ai eu l?occasion de regarder les combats de Blain en demi-finale et en finale à la télé. J?ai été extrêmement impressionné par son style?, lâche Nagloo. Le coach national ajoute même que le boxeur réunionnais, donné maintenant comme une certitude pour l?or aux Jeux, a accompli d?énormes progrès depuis les derniers Jeux des îles qui avaient eu lieu à l?île de la Réunion.
?Ce n?est certainement pas le même Blain que j?ai vu aux derniers Jeux des îles. Il a beaucoup progressé. Cette transformation est ahurissante. Il fait peur?, souligne-t-il. Néanmoins, Jean-Claude Nagloo précise que Michael Médor, le représentant mauricien dans la catégorie de Blain, ne viendra pas faire de la figuration aux Jeux.
?Blain est peut-être un os très dur, un monstre même, mais ce n?est pas une raison pour qu?on baisse les bras. Nous sommes conscients que ce ne sera pas une tâche facile face à lui, mais rien n?est gagné d?avance?, conclut-il.
<B>Dans la presse réunionnaise</B>
Willy a téléphoné à Alexis : ?Voilà, papa : je suis champion du monde?
On ne devient pas champion par hasard. C?est à l?âge de 11 ans que Willy Blain fait ses premiers pas de danse sur un ring, sous la direction d?Alexis, son entraîneur de père. Quatorze années se sont écoulées depuis, et Alexis Blain est toujours le coach attitré de son fils, sauf bien sûr lorsque Willy part en stage où en compétition avec l?équipe de France. ?Ce titre de champion du monde, c?est un aboutissement pour toutes ces longues années de travail. Ma famille et moi, nous ne connaissons pas la signification des mots week-end ou jour férié?, confiait Alexis Blain, hier midi, la tête encore pleine des images du tournoi mémorable réalisé par son fils.
Un sacre pour cet entraîneur respecté sur le plan national, et réputé très dur à la tâche. ?Dur ? Non, exigeant est le mot qui convient. C?est normal, c?est la boxe qui veut ça : il faut de la poigne, la pédagogie ne suffit pas. Le plus gros travail, ce ne sont pas les entraînements, c?est tout ce qu?il y a autour. Les tentations sont nombreuses pour un jeune, mais si un boxeur ne respecte pas certaines règles en dehors des salles, alors tous ses efforts ne servent à rien.? Après avoir notamment formé Gérard Tirpied et Bernard Inom (lequel avait été vice-champion du monde en 1995), Alexis Blain a donc atteint la consécration grâce à son propre fils, qui lui a passé un bref coup de fil d?une cabine sitôt la Marseillaise achevée. ?Voilà, papa : je suis champion du monde.?
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