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Née sous une mauvaise étoile...
La question est posée depuis quelque temps déjà. La Small Enterprises and Handicraft Development Authority (Sehda) a-t-elle de l?avenir? Peut-être pas. Cette institution, née sous une mauvaise étoile l?année dernière, a du mal à trouver sa voie. Surtout au moment où Enterprise Mauritius (EM) assoit son image de partenaire incontournable auprès des petites et moyennes entreprises et industries (PME) du pays.
La stratégie menant à la création d?EM et de la Sehda a été tâtonnante. Quelle idée de scinder le groupe des PME en deux catégories? Confier la facilitation des petites entreprises et de l?artisanat à la Sehda, pendant qu?EM s?occupe des moyennes et des grandes, n?a pas été une trouvaille. On s?en rend désormais compte !
Rajesh Jeetah, le ministre de l?Industrie et des PME, peut volontiers se cacher derrière les turpitudes stratégiques de son prédécesseur. Toutefois, l?heure d?une décision sonnera bientôt. Le ministre sera aidé, alors, par les conclusions d?une étude en cours sur la viabilité et les attributions de la Sehda.
Mais doit-on continuer à dépenser l?argent des contribuables pour qu?on redéfinisse une énième fois ce qu?est une « petite entreprise » et les soutiens qu?on doit lui fournir? Nous ne le pensons pas.
La Sehda a du plomb dans l?aile. Certaines vérités doivent être dites et les conséquences en être tirées. La première vérité est que l?état des relations entre le ministre Jeetah et la Sehda est déliquescent. Pour preuve, jeudi dernier, lors de l?annonce de nouvelles mesures d?aides pour les PME, Indira Pochun, la présidente du conseil d?administration de la Sehda était bien présente. Mais pas Vassen Appanah. Le directeur de l?agence n?avait tout simplement pas été invité ! Est-ce dans cette ambiance qu?on va abattre un travail constructif pour les PME ? Pas vraiment!
Quand il y a de la pagaille, il faut remettre de l?ordre. Trancher dans le vif. Il faut détruire les petites paroisses construites à la va-vite et sans réelle planification pour rebâtir une seule et unique cathédrale de l?industrie et des PME du pays. Rassembler les compétences et les ressources d?EM et de la Sehda paraît être un moyen d?atteindre une nouvelle synergie dans le soutien à l?entreprise. En évitant que les professionnels de deux agences ne donnent les mêmes conseils et ne proposent les mêmes solutions aux même entrepreneurs.
Ces derniers ne sont pas réticents à la création d?une véritable one-stop shop dont les divisions spécialisées s?occuperont d?entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs du pays. « Le problème est complexe », avance Jeetah, en contemplant la possibilité d?une fusion. Mais cette solution semble séduire les entrepreneurs las de faire le va-et-vient entre EM et la Sehda.
Une one-stop shop permettra à l?Etat de générer des économies de frais de gestion et de fonctionnement. En ces temps d?austérité, où un sou est un sou, le gouvernement doit se montrer rigoureux dans sa stratégie. Et si la meilleure façon de continuer d?offrir une prestation de qualité passe par la fermeture d?une agence gouvernementale dont les résultats ne sont pas probants, qu?on le fasse...
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