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Mémoires de nos pères
Au cinquième jour de la sanglante bataille d’Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L’image de ces hommes unis face à l’adversité devient légendaire en l’espace de quelques jours. Elle captive le peuple américain, las d’une guerre interminable, et lui donne des motifs d’espérer.
Pour mettre à profit cet engouement, les trois “porte-drapeaux” sont livrés à l’admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l’effort de guerre.
Le laconique John “Doc” Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre…
Flags of our fathers est une adaptation du roman de James Bradley, Flags of our Fathers : Heroes of Iwo Jima. Ce livre retrace l’histoire de six soldats ayant participé à la sanglante bataille d’Iwo Jima en 1945. L’un de ces soldats n’est autre que le père de l’auteur, celui-ci revient sur cet épisode dans son livre, il explique comment une société de production l’a contacté pour qu’ils participent au film Iwo-Jima. “Je voulais seulement savoir pourquoi mon père gardait le silence sur cette période de sa vie. Plus tard, j’ai réalisé que chacun avait vu cette photo, mais que personne n’en connaissait l’arrière-plan humain. C’est alors que j’ai décidé d’écrire ce livre.”
Si Clint Eastwood s’est inspiré du livre de James Bradley, il s’est également intéressé de près à la photographie de Joe Rosenthal, journaliste américain de l’Associated Press. Ce cliché pris pendant la Seconde Guerre mondiale représente les soldats (cinq Marines et un infirmier de la Navy) hissant le drapeau américain sur l’île de Iwo Jima au Japon (sur le mont Suribachi), le 23 février 1945. Il est intitulé Raising the Flag on Iwo Jima et a reçu le prix Pulitzer. Clint Eastwood précise qu’au-delà d’une simple photo, ce cliché “symbolise l’effort de guerre, l’enjeu, ce pour quoi ils se sont battus”.
Lettres d’Iwo Jima relate à travers le point de vue japonais la bataille sanglante d’Iwo Jima durant la Seconde Guerre mondiale. Cependant, dans un souci d’impartialité, Clint Eastwood a tenu à faire un second film, Mémoires de nos pères, montrant cette fois le point de vue des Américains. Il s’explique: “Dans la plupart des films de guerre que j’ai vus au cours de ma jeunesse, il y avait les bons d’un côté, les méchants de l’autre. La vie n’est pas aussi simple, et la guerre non plus. Nos deux films ne parlent ni de victoire, ni de défaite. Ils montrent les répercussions de la guerre sur des êtres humains dont beaucoup moururent bien trop jeunes.”
Le prestige</B>
Londres, au début du siècle dernier… Robert Angier et Alfred Borden sont deux magiciens surdoués, promis dès leur plus jeune âge à un glorieux avenir. Une compétition amicale les oppose d’abord l’un à l’autre, mais l’émulation tourne vite à la jalousie, puis à la haine.
Devenus de farouches ennemis, les deux rivaux vont s’efforcer de se détruire l’un l’autre en usant des plus noirs secrets de leur art. Cette obsession aura pour leur entourage des conséquences dramatiques…
Le Prestige de Christopher Nolan est l’adaptation du roman homonyme de Christopher Priest. Le romancier raconte dans son oeuvre la rivalité entre deux magiciens, Alfred Borden et Robert Angier au début du 19e siècle. Il reçoit le prix World Fantasy Award en 1996 pour son roman.
Le livre de Christopher Priest ne fait que souligner la rivalité qui a toujours existé entre magiciens. Ricky Jay, le consultant explique : “ Ce type de compétition entre magiciens a vraiment existé. À une époque, il pouvait y avoir à Londres jusqu’à cinq ou six magiciens qui se produisaient dans plusieurs théâtres, le même soir et cette époque est unique dans l’histoire de la magie. Ce qui était intéressant, c’est qu’il s’agit d’une époque où le cinéma naissant et la magie avaient beaucoup en commun.”
Le Prestige se déroule à l’époque victorienne, une période très riche de découvertes technologiques et scientifiques. Pour donner vie à cette époque en pleine mutation, Christopher Nolan s’est plus attaché à créer une atmosphère dans son film, que de reconstituer en détail cette période.
Le réalisateur commente: “C’est donc notre vision du Londres victorien une vision très actuelle et immédiate, et qui à mon avis permet de mieux comprendre quel était le mode de vie à l’époque (...) Mais nous avons cherché à plonger directement au cœur de cet univers, et il était donc essentiel de mettre à profit les mouvements d’appareils et les décors pour que le spectateur y entre immédiatement”.
L’éclairage du film a été directement inspiré des progrès technologiques de l’époque. Wally Pfister raconte : “(...) nous avons éclairé les scènes du début à la bougie et à la lampe à huile, puis nous avons introduit l’électricité de manière éclatante, et nous avons même éclairé certains lieux à la lampe électrique. L’enjeu du film se repose sur la rivalité des deux magiciens, incarnés par deux acteurs complémentaires dans leur jeu.” Christopher Nolan les décrits ainsi : “J’aime à la fois Angier et Borden. Pour moi ils représentent les deux côtés de la même pièce, deux facettes complémentaires de la même personne”. Alors que Robert Angier possède un don remarquable de la mise en scène, Alfred Borden maîtrise parfaitement les rouages de la magie.
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