Publicité
Mélissa l’a fait !
Elle le tient son pari, Mélissa Vincent ! La nageuse du Curepipe Starlight Sporting Club (CSSC) a remporté sa course du 400 m libre en championne, samedi à la piscine Le Pavillon (Quatre-Bornes), alors qu’elle s’aventurait pour la première fois sur ce parcours en compétition.
Dans la série qui réunissait les meilleures de l’île sur la spécialité, à l’exception de Diane Etiennette, souffrante, Mélissa Vincent s’est imposée au terme d’une course intelligente devant Prisca Rose (CNQB) et Sarah-Jane Olivette (CNSP).
Le temps à l’arrivée, 4m43,38s, est même flatteur pour des débuts, soit environ sept secondes de mieux que Prisca Rose, qui a eu le mérite d’essayer de mettre le feu à la course dès le départ.
Mais tactiquement, Mélissa Vincent avait bien joué le coup, en ne lâchant pas Prisca Rose. Dans la seconde moitié de la course, elle devait graduellement prendre ses distances pour finalement se détacher dans les 50 derniers mètres.
“Prisca Rose est partie assez vite sur les premiers 100 m. J’ai alors décidé de rester dans ses pieds. A chaque virage, je gagnais du terrain sur elle et les derniers 200 m sont allés plus vite et j’ai mis le paquet dans les 50 derniers mètres”, explique Mélissa Vincent.
La satisfaction était tout naturellement de mise à l’issue de la journée. La sprinteuse avoue tout de même avoir eu quelques appréhensions sur le plot de départ.
“Je ne cacherais pas que j’étais stressée avant la course. Mais avec la motivation de tout le monde au CSSC et de l’entraîneur, je me suis dit que cela devrait bien se passer. Sur le plot de départ, j’avais une petite peur, mais une fois dans l’eau, je me suis libérée”, confie la nageuse.
Etiennette proche de Lee Baw
Le temps de 4m43,38s est une grande satisfaction pour la sprinteuse, alors que le matin de la compétition, elle s’était entraînée avec le groupe CSSC. “J’avais un mal de gorge, mais heureusement que cela ne m’a pas dérangée. L’entraînement du matin non plus, car la performance était là malgré la fatigue”, souligne-t-elle.
En masculin, c’est Ronny Vencatachellum, également sociétaire du CSSC, qui a survolé l’épreuve. Il explique, lui aussi, que l’entraînement du matin ne l’a pas empêché d’être à la hauteur dans l’après-midi.
“Nous voulions savoir si nous pouvions tenir le rythme de la compétition. Les entraînements de Jocelyn Gunnoo ont payé et je le remercie. Je suis très satisfait de ma course et je me concentre maintenant sur les Championnats de Maurice et les CJSOI”, précise le vainqueur.
Il s’est imposé en 4m28,90s dans sa série, devant Dylen Nair (CNQB) en 4m35,53s et Mathieu Constantin (CSSC) en 4m36,72s.
En seniors, c’est Bernard Rousselin, toujours du CSSC, qui a été sacré vainqueur en 4m41,27s, devançant son camarade de club, David Heeraman, 4m50,11s.
Par ailleurs, l’autre performance de la journée qui mérite d’être soulignée est celle de Béatrice Etiennette qui a raté de peu le record des 13 ans. La sociétaire du LDQB a réalisé un encourageant 4m52,56s, passant à 65 centièmes du temps-référence, propriété de Nathalie Lee Baw (4m51,91s), réalisé en 1998 à St-Paul, île de la Réunion.
Publicité
Publicité
Les plus récents