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Musharraf pourra se représenter à la présidence en restant chef des armées
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Musharraf pourra se représenter à la présidence en restant chef des armées
La Cour suprême a autorisé le président du Pakistan, Pervez Musharraf, à participer à l?élection présidentielle du 6 octobre en restant chef des armées. Elle devait se prononcer sur la candidature du président Musharraf à un nouveau mandat de cinq ans. Plusieurs recours avaient été déposés devant la plus haute instance judiciaire du pays pour contester le droit du général-président, au pouvoir depuis le coup d?Etat de 1999, à se présenter à l?élection du 6 octobre.
Mais cette décision ne suffira peut-être pas à faire revenir le calme dans un pays, dont le soutien est considéré comme crucial par les Etats-Unis pour stabiliser l?Afghanistan et lutter contre le réseau Al Qaïda.
?Par une majorité de six (juges) contre trois, (la Cour décide que) les recours ne sont pas recevables?, a déclaré le juge Rana Bhagwandas, président de la Cour suprême. Des avocats hostiles au gouvernement et des militants de l?opposition se sont rassemblés devant le bâtiment où siège la Cour pour manifester leur mécontentement après l?annonce du jugement.
Trois recours avaient été déposés devant la plus haute instance judiciaire du pays pour contester le droit du général-président, au pouvoir depuis le coup d?Etat militaire de 1999, à se présenter à cette élection.
Les juges devaient dire si Musharraf pouvait cumuler les fonctions de chef de l?Etat et de chef des armées et se présenter ?en uniforme? au suffrage des députés de l?Assemblée nationale et des Assemblées provinciales qui élisent le président pakistanais.
Un autre recours portait sur le fait que ces assemblées vont être dissoutes prochainement en vue des élections législatives attendues d?ici la mi-janvier, les opposants soutenant qu?il serait préférable d?attendre ce scrutin-là pour procéder à l?élection présidentielle.
Selon des experts judiciaires, en déclarant non recevables les recours, la Cour suprême ne se prononce pas sur le fond mais estime qu?il revient à la Commission électorale de statuer.
Les avocats qui avaient déposé les recours devant la Cour suprême ont annoncé qu'ils allaient porter l?affaire devant la Commission électorale et gardent l?espoir de pouvoir empêcher la réélection de Musharraf.
?La justice a triomphé?, a déclaré le porte-parole de la présidence, Rashid Qureshi. Si la Cour avait donné raison aux plaignants, Musharraf aurait pu être tenté d?imposer l?état d?urgence, voire la loi martiale, avaient affirmé des analystes.
Le 6 octobre, un collège de parlementaires issus des deux Chambres du Parlement national et de membres des Assemblées provinciales doit élire le nouveau président, peu de temps avant la dissolution de ces deux assemblées en vue des législatives.
Musharraf, qui tire une grande partie de son pouvoir de sa fonction de chef des armées, a annoncé qu?il quitterait l?uniforme une fois élu. Une alliance de partis d?opposition conduite par la formation de l?ancien Premier ministre Nawaz Sharif a annoncé à Peshawar que ses membres démissionneraient en bloc des assemblées demain pour protester contre la candidature de Musharraf.
Au total, 43 personnes se sont portées candidates à l?élection présidentielle. Parmi eux, figurent Wajihuddin Ahmed, un ancien juge de la Cour suprême qui avait refusé de faire serment d?allégeance à Musharraf après son coup d?Etat, et Makhdoom Amin Faheem, figure de premier plan du Parti du peuple pakistanais (PPP), la formation de l?ex-Premier ministre Benazir Bhutto.
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