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MSPA : «Nous sommes allés le plus loin possible»

24 novembre 2007, 00:00

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Inacceptables, voire provocatrices. C?est du moins l?avis des sucriers sur les dernières propositions du gouvernement sur la table des négociations. La question des métayers et l?idée de céder des actions des sociétés d?énergie gratuitement au public viennent rendre encore plus nerveuses les relations déjà très tendues entre les producteurs et les dirigeants politiques.

Du côté du gouvernement, l?on attend le retour du Premier ministre lundi (le chef du gouvernement participe actuellement au sommet du Commonwealth à Kampala en Ouganda) pour se faire une idée de la suite des négociations.

A la Plantation House, l?on estime que les producteurs sucriers ont fait le maximum en termes de «concessions» et qu?il est impossible de faire des gestes supplémentaires. Les nouvelles propositions ont pris la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) par surprise.

Le gouvernement demande aux sucriers d?accorder au Sugar Investment Trust (SIT) et à d?autres entités désignées par l?Etat, 40 % du capital des centrales thermiques. Cette cession de titres devra se faire gratuitement car, dit-il, le public paye des tarifs d?électricité élevés et assume les risques financiers à travers les garanties offertes aux centrales.

La deuxième proposition jugée controversable concerne le système de métayage. Plusieurs petits planteurs exploitent des terres qui ont été mises à leur disposition par des établissements sucriers. Le gouvernement demande à ces derniers de vendre les terres en question à leurs locataires.

«La MSPA n?est en présence d?aucune requête de la part des autorités sur ces questions. Nous sommes allés le plus loin possible pour satisfaire les demandes spécifiques des autorités. Nous sommes arrivés à l?étape ultime des discussions. Toute surenchère à ce stade compromettrait gravement les chances d?arriver à un accord qui puisse faire avancer la réforme», s?inquiète Patrick d?Arifat, président de la MSPA.

Des actions en cadeau

L?absence de contact formel entre celle-ci et les dirigeants politiques complique davantage la situation. «Nous attendons toujours une rencontre avec les autorités. Il est fort regrettable qu?une rencontre avec le Premier ministre n?ait pu avoir lieu avant son départ pour l?étranger», confie-t-il. «Exiger des actions en cadeau équivaut à une mesure de nationalisation», s?insurge une source proche des producteurs.

D?autre part, de l?avis des sucriers, la proposition de céder 40 % du capital des centrales thermiques pose un problème technique. «La plupart de ces centrales ont des partenaires stratégiques qui prennent environ 20 % de l?actionnariat. Les promoteurs sont eux à 51 %. Il ne reste que 30 % à accorder. La proposition d?aller jusqu?à 40 % est techniquement impossible. Il n?est pas envisageable que les promoteurs n?aient pas le contrôle de la compagnie», soutient la MSPA.

Concernant, les métayers, l?argument de la Plantation House est que seulement quatre propriétés sucrières ont un tel système en place. «On ne peut demander à quatre établissements de faire des efforts pour l?ensemble du secteur.»

L?establishment sucrier dit ne pas apprécier les communications via des émissaires. «Personne n?est mandaté pour parler au nom de l?association. Il se peut que certaines personnes parlent au nom de leurs sociétés respectives», fait-on ressortir.

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