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Morientes, un rêve passe
Le rêve n?aura pas duré bien longtemps. Après un voyage express du côté de Madrid pour y rencontrer le joueur et son agent, Jean-Michel Aulas s?est fait une raison : Fernando Morientes ne portera pas les couleurs de l?Olympique Lyonnais. Car même en faisant de gros efforts financiers, le club rhodanien n?a pas les moyens de faire venir un tel joueur du côté de Gerland. En effet, et alors que l?OL disposait d?une enveloppe de 12 M d?euros, les dirigeants madrilènes ont placé la barre beaucoup plus haut (22 M d?euros). Et que dire des prétentions salariales de l?international, rémunéré à hauteur de 200 000 euros par mois du côté de la capitale espagnole. Plus simplement, les dirigeants de l?Olympique Lyonnais ont pu mesurer le gouffre qui sépare encore le championnat de France à ses homologues italiens ou espagnols. Le plus gros budget de la Ligue 1 n?a pas les moyens de rivaliser face à des équipes comme la Roma, principale favorite désormais dans l?acquisition de Morientes. Et Jean-Michel Aulas l?a vite compris. Pour convaincre l?attaquant espagnol, il aurait fallu puiser très loin dans les réserves financières. Et mettre par la même le club en péril. «Il y a des choses que l?on peut faire et d?autres que l?on ne peut pas faire, a simplement commenté Bernard Lacombe dans les colonnes du Progrès. Ce serait tromper le monde en faisant croire que nous pouvons enrôler Morientes. » Du coup, les Gones restent toujours en quête d?un attaquant. Et le temps commence à presser. A trois semaines de la reprise du championnat, le remplaçant de Sonny Anderson n?est en effet toujours pas là et les nombreuses tentatives sur le marché estival ont toutes été vaines. Les grands buteurs en quête de changement vont commencer à se faire rares. Et l?OL va peut-être payer sa stratégie de la surenchère, à l?heure où d?autres clubs ont su manifester une réelle insistance pour recruter des joueurs pourtant très convoités (Eto?o à Valence, Drogba à Marseille, Pauleta au PSG, sans oublier l?annonce précipitée de l?arrivée de Nonda). Bref, Jean-Michel Aulas découvre peut-être un peu tard qu?un gros chèque ne fait pas toujours la différence. Il lui reste néanmoins encore un peu de temps pour essayer de corriger le tir.
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