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Montée en flèche du prix du riz

11 août 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Hausse accélérée des prix des denrées. Le prix du kilo de riz s?envole. L?annonce de la détaxation sur le riz importé n?a pas suffi pour juguler la montée des prix, boostés par la hausse des carburants. Le prix du riz reprend la spirale de la hausse. Dans certains quartiers de la capitale, il atteint à l?heure actuelle Ar 1 200. Après avoir été stabilisé autour des Ar 1 000 pendant quelques semaines, le prix reprend la vague déferlante de la hausse.

La situation semble ne pas s?améliorer pour la denrée principale des Malgaches. Tandis que le paddy déserte les étals dans les principaux greniers à riz du pays, le riz blanc par contre est bien mis en évidence avec des prix qui rappellent la crise récente. Le riz importé, qui était vendu à un certain moment à Ar 700, se vend actuellement autour de Ar 1200.

Les produits d?outre mer commencent à se raréfier sur le marché local. Les spéculations semblent aller bon train aujourd?hui. La vente du riz importé a ralenti au mois de mai pour reprendre aussitôt au mois de juin. La cause avancée serait la stabilisation du prix du riz local sur le marché urbain. Le riz est acheté par des négociants et stocké pour être vendus plus cher.

Le ministère de l?Agriculture, de l?Élevage et de la Pêche a promis une augmentation de la production rizicole pour cette année. Une projection qui se justifie dans certaines régions de l?île. Un accroissement du rendement moyen national a même été avancé lors de l?atelier sur le riz qui s?est tenu à Antsirabe.

Une amélioration d?environ 10 % a été constatée. Avec cette augmentation, les opérateurs économiques n?ont pas arrêté d?importer de riz depuis le début de l?année. Selon les chiffres émanant des responsables ministériels, le volume total de l?importation est de de 160 000 tonnes entre janvier et mai.

Une estimation des techniciens fait état d?un besoin en riz importé de 225 000 tonnes. Le gouvernement a également initié une mesure incitative pour ces opérateurs. Le droit de douanes a été supprimé dans le cas du riz.

Malgré toutes les mesures entreprises pour pallier aux défaillances de l?approvisionnement, le riz devient hors de portée des Malgaches. Les techniciens expliquent ce phénomène par la rétention de stock presque généralisée par tous les acteurs de la filière, en partant des producteurs jusqu?aux consommateurs, en passant par les intermédiaires.

Les Malgaches ont tiré une leçon de la crise de l?année dernière et essaient de faire face à la crise à leur manière. Beaucoup espèrent d?ailleurs écouler leur production à un moment où le prix serait plus avantageux. Un comportement qui handicape le dynamisme du marché. D?une manière générale, le riz abonde aujourd?hui et peut même alimenter facilement les marchés.

Par cette généralisation de la rétention de riz, l?offre n?arrive pas à satisfaire la demande. A la différence de l?attentisme des opérateurs constatée l?année dernière, la cause de la crise sociale et économique qui se profile à l?heure actuelle aurait une origine comportementale.

La création de la plate-forme de concertation sur le riz il y a quelques semaines pourrait apporter une solution. Cette structure a été créée dans le but justement, de mettre en contact tous les acteurs de la filière afin de prévoir les problèmes d?approvisionnement sur le marché.

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