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Monaco creuse l?écart
Ludovic Giuly et Fernando Morientes ont donné une indiscutable victoire 3-0 à Monaco sur le champion en titre Lyon, en match avancé vendredi, et ouvert un écart de dix points en tête de la Ligue 1.
Alors que les autres matches de la journée de reprise devaient avoir lieu tard, hier, Monaco compte désormais 45 points en 19 matches et reste invaincu à domicile.
Sochaux, quatrième à un petit point, est en embuscade et jouait aussi à domicile contre Nice alors qu?Auxerre, cinquième, recevait l?Olympique de Marseille.
Bien résolu à rester au contact du premier, Lyon a dominé le début de la rencontre mais a perdu son avant-centre Giovane Elber, claqué à une cuisse, dès la 23e minute de jeu et a dû le remplacer par le milieu de terrain Eric Carrière.
Monaco comptait avant tout sur la vivacité de Morientes et Giuly prêts à exploiter la moindre erreur des champions de France.
La première erreur est venue de l?arrière Anthony Reveillère qui a mal pesé une passe de la tête à son gardien Gregory Coupet à la 35e minute.
Giuly a coupé la trajectoire du ballon et l?a logé au fond des buts d?une pichenette du dos du pied droit.
La deuxième erreur de la défense lyonnaise a été tout aussi impitoyablement sanctionnée trois minutes après le début de la seconde mi-temps.
Morientes s?est retrouvé seul à dix mètres des buts sur un corner de Jérôme Rothen et n?a laissé aucune chance à Coupet.
Défense de fer monégasque
La défense monégasque qui avait marqué deux buts contre son camp lors du match aller perdu 3-1 le 9 août dernier a fait le reste et jamais les Lyonnais n?ont pu revenir dans le match.
Dans les dernières secondes du match, le duo monégasque a encore frappé.
Morientes a contraint Edmilson à la faute dans la surface de réparation et Giuly a marqué le troisième but des champions d?automne, son onzième de la saison, du point de penalty.
« Le score est sévère », a jugé l?entraîneur de Lyon, Paul Guen. « Ils ont marqué sur deux erreurs individuelles. »
« Il a raison », a répondu Didier Deschamps, entraîneur de Monaco. « On marque sans avoir d?occasion mais on a été réalistes et efficaces. Lyon était supérieur dans la maîtrise technique mais ils n?ont pas marqué. C?est le football. »
PSG : merci Alonzo !
Vainqueur sans panache de (1-0), hier, de Lille, le PSG peut dire un grand merci à son gardien, artisan majeur d?une victoire qui permet aux Parisiens de se hisser à la deuxième place du classement.
Paris, sans Mbami (grippé) ni Boskovic (écarté de la feuille de match), avait pourtant idéalement entamé son match en ouvrant rapidement la marque. La frappe de Reinaldo était détournée hors de portée des gants de Wimbée par le malheureux défenseur Stathis Tavlaridis, la recrue grecque du côté lillois (13e).
Dès lors, le PSG qui avait dominé l?entame de match, se montrant notamment dangereux par Pauleta (3e) puis Heinze de la tête (8e), baissait d?un ton.
Lille en profitait et mettait à contribution un Alonzo par trois fois impeccable devant Bodmer (11e), Brunel sur coup franc (19e) et, surtout, sur un missile signé Landrin (32e).
Pauleta, dont la frappe était repoussée par Wimbée (45+2e), manquait quant à lui l?occasion de mettre à l?abri Paris, certes bien en place mais dont le but d?avance ne pesait pas lourd à la pause.
Pour preuve, au retour des vestiaires, les Lillois, loin d?être dominés par des Parisiens étonnamment prudents, mettaient le pied sur le ballon. Mais les Nordistes avaient des difficultés à approcher la surface parisienne, dont l?entrée était solidement gardée par le duo Cana-Leal.
L?entraîneur lillois Claude Puel tentait de remédier à cette impuissance offensive en lançant trois attaquants frais dans la bataille (Sofiane, Sterjovski et Tapia). Tapia, d?une frappe au ras du poteau (78e), était le premier à se signaler.
Mais c?est encore Alonzo qui s?illustrait en gagnant coup sur coup ses duels devant Sofiane puis Tapia (83e). Les exploits à répétition d?Alonzo, acclamé par le Parc, réveillait enfin Paris qui terminait en trombe.
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