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Mise au point
Suite à un article paru dans votre édition de dimanche 24 juillet sous le titre Ces centres sociaux à la dérive, je tiens à apporter quelques précisions pour rétablir, dans leurs justes perspectives, certains faits qui y sont rapportés, car j?estime que votre journaliste a eu tendance à grossir les faits.
D?abord, vous conviendrez que sur trois centres visités sur un total de 52 on ne peut visiblement pas prendre pareil échantillonnage pour des généralités.
En plus, s?étant introduite comme une responsable du ministère de la Jeunesse et des Sports, venue s?enquérir des problèmes existants pour les faire solutionner et qui va, contre l?éthique même, journalistique, il est normal qu?elle n?ait eu que des doléances pour toute information.
Je dois aussi faire ressortir que Melle Boyjoo a choisi un jour où les officiers, susceptibles de l?éclairer dans sa quête d?information et moi-même, étions rassemblés au centre social de Quartier-Militaire, pour effectuer sa visite surprise au centre de l?Aventure.
Cela dit, je n?en disconviens pas qu?il y a des améliorations qui doivent être apportées à bon nombre de ces centres sociaux et je me suis engagée à y veiller de près. Mais, de là, à les vouer, tous, aux gémonies et ainsi saper le moral des officiers qui se donnent un mal fou pour tenter, du mieux de leur capacité, de les faire fonctionner et souvent avec des moyens du bord, est, à mon sens, une injustice.
Je vous serai gré de bien vouloir faire publier cette mise au point afin de rétablir la confiance auprès des officiers de mon ministère qui se sont sentis atteints dans leur dignité par cet article.
S. Bappoo (Mme), ministre
Notre réponse :
Madame la ministre de la Sécurité sociale se trompe de cible et nous impute des pratiques journalistiques qui ne font pas partie de notre quotidien.
D?abord, nos lecteurs doivent savoir quelle a été notre démarche pour réaliser ce reportage. A la suite de la décision du cabinet, le 15 juillet, de redynamiser les centres sociaux, il nous est apparu important d?interroger des utilisateurs de ces lieux pour savoir quels étaient leurs besoins et leurs critiques. D?où nos visites aux centres de Brisée-Verdière, Laventure et Lallmatie, qui nous semblaient représentatifs des 52 centres du pays.
Nous rejetons catégoriquement l?accusation gratuite de Sheila Bappoo quant à une usurpation d?identité. Nos interlocuteurs ont été informés de notre identité et du but de notre enquête. Ils ont volontairement choisi de nous parler et nous avons fidèlement rapporté leur témoignage. Soit dit en passant, avez-vous déjà vu un officiel du ministère de la Jeunesse et des Sports voyager dans un véhicule avec le logo de l?express imprimé en gros caractères sur les trois côtés ?
Quant à l?accusation d?avoir choisi un jour où elle et ses fonctionnaires étaient au centre social de Quartier-Militaire, nous tenons à préciser que, jusqu?ici, l?agenda du ministre n?est pas du domaine public, encore moins les visites surprises.
Madame la ministre reconnaît elle-même que ses fonctionnaires doivent faire avec les moyens du bord. En tant qu?ancienne ministre des centres SILWF, elle partage la responsabilité de leur manque de moyens.
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