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Miracle à Nantes !

30 mai 2005, 00:00

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Si Lyon a dominé la concurrence de la tête et des épaules pour décrocher son quatrième titre consécutif, la saison 2004-05 de Ligue 1 de football aura aussi enfanté deux bonnes surprises, Lille (2e) et Rennes (4e), et un miraculé, Nantes (17e), sauvé in extremis de la relégation.

Il aura donc fallu attendre la dernière journée pour voir Lille assurer sa qualification directe en Ligue des champions, Rennes décrocher sa qualification en Coupe de l’UEFA et pour savoir qui accompagnera Istres en L2 : vainqueur de Metz (1-0), Nantes se sauve grâce aux défaites de Bastia (0-2 à Strasbourg) et Caen (2-3 à Istres).

Le suspense a donc duré jusqu’au bout à tous les étages. Tous ? Pas tout à fait puisque Lyon était assuré du sacre depuis le 8 mai et sa victoire sur Ajaccio (2-1) en clôture de la 35e journée.

Pas de feu d’artifice sur le terrain, où Lyonnais et Niçois se sont contentés d’un petit 0-0, mais la nuit a été longue à Lyon, qui attend maintenant la nomination de son nouvel entraîneur, l’ancien sélectionneur des Bleus, Gérard Houllier.

L’OL, qui a cumulé toutes les récompenses cette saison (meilleure attaque, meilleure défense, meilleur à domicile, meilleur en déplacement), visera la saison prochaine une cinquième couronne de suite et cherchera surtout à passer un cap en Ligue des champions.

Terrain envahi, supporters en liesse, joueurs ovationnés : on ne fêtait pas le titre à Nantes, mais un maintien qui tient du miracle. 19es avant la dernière journée, les Canaris disputeront une 43e saison consécutive dans l’élite grâce à un succès sur Metz mais surtout grâce aux défaites de Caen et Bastia, relégués en L2. Avec Istres et Caen, ce sont deux des trois promus qui font un retour express à l’étage inférieur.

Mamadou Diallo, comme Marama Vahirua en 2000 au Havre (1-0), a, lui, marqué un but historique pour les Canaris qui n’échapperont toutefois pas à une profonde remise à plat en coulisses après leur plus mauvaise saison depuis leur accession en Ligue 1, en 1963.

Comme Nantes, Metz, Bordeaux (3-3 contre Marseille) et Ajaccio (3-1 devant Sochaux) ont dû attendre la dernière journée pour assurer leur place en L1. Mais les Corses restent sous la menace d’une relégation administrative si leur stade n’est pas mis aux normes d’ici début juillet, ce qui pourrait éventuellement permettre de repêcher Caen (18e).

Lille, vainqueur à Auxerre (3-1), jouera la Ligue des champions, Monaco, accroché à domicile par Saint-Étienne (1-1), devra passer par le troisième tour préliminaire et Rennes, malgré sa défaite à Paris (0-1), disputera l’UEFA.

Une confirmation pour l’ASM, déjà 3e la saison dernière, mais de bonnes surprises pour le Losc de Claude Puel, qui a dû “recevoir” toute la saison à Villeneuve-d’Ascq et gérer un long parcours européen (Intertoto puis C3), et pour le Stade rennais, qui n’a plus joué de coupe d’Europe depuis 33 ans.

La saison a en revanche une nouvelle fois été celle des regrets pour Marseille qui, en cas de victoire à Bordeaux, aurait pu souffler la 4e place à Rennes. Mais l’OM (5e), qui se prépare une intersaison agitée, n’a plus que l’Intertoto pour horizon européen.

Quant au PSG, il termine à la 9e place sa saison de toutes les désillusions, et pourra se consacrer au championnat l’année prochaine avec Laurent Fournier sur le banc mais un effectif encore très flou alors que s’ouvre, aujourd’hui, le marché estival des transferts.

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