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Meurtre à Quatre-Bornes: À 16 ans, elle s’est enfuie avec son meurtrier

2 mars 2014, 07:26

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Meurtre à Quatre-Bornes: À 16 ans, elle s’est enfuie avec son meurtrier

Bijwantee Gumbheer garde précieusement une enveloppe entre les mains. De temps en temps, la quinquagénaire l’ouvre et en sort la photo de sa benjamine, Pooja Gumbheer. Aussitôt, ses yeux s’emplissent de larmes. Sa fille de 21 ans a été froidement poignardée par son concubin dimanche. Ce dernier n’est autre que l’homme pour qui Pooja a tout quitté par amour, alors qu’elle avait à peine 16 ans.

 
Bijwantee Gumbheer n’arrive pas à comprendre. Sa fille aimait passionnément Daramsingh Bissoo, surnommé Vicky, comment a-t-il pu la tuer ? Pour elle, la jeune femme a succombé aux belles paroles de celui-ci.
 
Elle raconte que Vicky Bissoo avait courtisé Pooja Gumbheer à proximité d’un cinéma, à Quatre-Bornes «Il ne lui avait pas dit qu’il était marié et que sa femme l’avait quitté. Il a attendu qu’elle tombe amoureuse de lui. C’est après qu’elle a su qu’il était le père d’un enfant. Elle a accepté d’élever cet enfant et de vivre avec lui», raconte Bijwantee Gumbheer, inconsolable dans sa maison à La Laura.
 

«C’était lui son plus grand danger»

 
Ses yeux profondément cernés témoignent de la tristesse dans laquelle elle est plongée depuis dimanche dernier. Pooja Gumbheer a été poignardée par son concubin au domicile de son frère, chez qui elle avait trouvé refuge. Selon la mère de la jeune femme, cette dernière avait plusieurs fois évoqué des rites liés à la sorcellerie pratiqués par son compagnon.
 
«Il passait souvent une poudre blanche sur le visage de ma fille. Il en mettait sur ses vêtements, dans ses affaires et dans la maison. Il lui disait que c’était pour la protéger, alors que c’était lui son plus grand danger», lance la mère, visiblement aigrie de colère. Sa fille, dit-elle, était comme ensorcelée par son concubin.
 

«Comportement violent»

 
«Elle finissait toujours par repartir dans ses bras. Je lui avais dit de le quitter, qu’elle méritait mieux. L’homme qu’elle aimait la battait, l’empêchait d’aller travailler, mais lui réclamait de l’argent», poursuit-elle.
 
C’est à l’âge de 16 ans, cinq ans plus tôt, que la victime a rencontré Daramsingh Bissoo. Sans se douter que cet homme deviendrait son bourreau, elle décide de le suivre et de vivre avec lui. Il avait alors un bébé de neuf mois à sa charge, fruit de son mariage.
 
«Son épouse l’a quitté à cause de son comportement violent. Je suis allée à sa rencontre quand ma fille a commencé à avoir des problèmes pour comprendre ce qui n’avait pas marché entre eux», confie Bijwantee Gumbheer.
 

«Il est venu à la maison muni d’un sabre»

 
La mère de la victime confie que Vicky Bissoo avait même menacé de s’en prendre à elle et aux autres membres de sa famille. «Il est venu à la maison muni d’un sabre une fois, et il s’est mis à tout détruire sur son passage. Notre machine à laver porte toujours des traces de sabre. Il était toujours en colère quand Pooja venait à la maison pour échapper à ses coups. Il la suppliait de revenir vivre avec lui», raconte Prem Hemraz, le compagnon de Bijwantee Gumbheer.
 
La famille explique que l’amour qu’elle portait à l’enfant de son concubin la poussait toujours à rentrer. «Elle le considérait comme son propre enfant. Elle a connu Vicky quand le bébé avait neuf mois et elle l’a élevé», soutient Bijwantee Gumbheer. L’enfant a d’ailleurs assisté, impuissant, au meurtre de celle qu’il considérait comme sa mère. 
 
Le 22 mai prochain, Pooja Gumbheer aurait soufflé ses 22 bougies. Cette coiffeuse de profession rêvait de se voir un jour au volant de sa propre voiture… Elle devait d’ailleurs très prochainement passer son permis de conduire.
 

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