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Meurtre au Legends: les avocats de la défense révoltés par «l’attitude» de la police

16 janvier 2011, 20:00

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Meurtre au Legends: les avocats de la défense révoltés par «l’attitude» de la police

Les avocats d’Avinash Treebhoowon, l’un des trois employés de l’hôtel Legends soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre de Michaela Harte, la jeune touriste irlandaise, sont révoltés. Les maîtres Ravi Rutnah et Sanjiv Teeluckdharry (à gh.) affirment que l’accès à leur client leur a été refusé quand ils se sont rendus au centre de détention de Moka, hier, dimanche 16 janvier.

Me Ravi Rutnah compte alerter des organisations internationales dont il est membre, pour dénoncer l’attitude des policiers envers son client et ses avocats.

«Le comportement des policiers dans cette affaire suscite chez moi de nombreux doutes. Je vais écrire à ces organisations internationales dont je suis membre, par exemple, la Criminal Bar Association en Angleterre, l’International Bar Association et l’American Bar Association pour les mettre au courant de la façon de fonctionner de la police dans cette enquête. Je compte aussi écrire à l’organisation internationale des droits de l’homme et au Président de la République, Sir Anerood Jugnauth», déclare-t-il.

Il soutient aussi qu’il fera des représentations à ce sujet, devant le magistrat, le mercredi 18 janvier, date de la comparution de son client en Cour.

«Quand on ne nous laisse pas rencontrer notre client, c’est son right to counsel qu’on lui refuse. Or, c’est un droit constitutionnel de pouvoir consulter son/ses avocats. Rien n’est plus haut que la Consitution », explique Me Ravi Rutnah.

Et d’ajouter : «Est-ce que c’est de cette façon qu’une enquête doit être menée à Maurice, juste parce que des politiciens et la presse internationale sont en train de faire pression ? Je trouve cela très ridicule et j’avoue que je suis très concerné pour la sécurité de mon client alors qu’il est entre les mains de la police».

Interrogé sur le besoin ou pas que les avocats demandent une autorisation par écrit avant de pouvoir parler à leurs clients, quand ces derniers sont en détention, il répond :  «non, il faut juste aviser la station de police, et c’est ce que nous avons fait».

Aucune déclaration de la police n’a pu être obtenue, hier, dimanche 16 janvier, concernant les propos des avocats d’Avinash Treebhoowon, quant ils disent que l’accès à leur client leur a été refusé.

Pour rappel, une accusation provisoire de meurtre pèse sur Avinash Treebhoowon, valet de chambre de 29 ans, employé à l’hôtel Legends à Grand Gaube. C’est aussi le cas de son collègue Sandip Moneea, floor supervisor à l’hôtel Legends.  Raj Teekoy, 33 ans, valet de chambre à l’hôtel Legends, est, lui, accusé provisoirement de complicité de meurtre.

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