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Mesures «radicales» contre un inspecteur

16 octobre 2008, 00:00

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Des sanctions, oui, mais lesquelles ? Au ministère de la Santé, hier, le cas de l?inspecteur sanitaire soupçonné de corruption était sur toutes les lèvres. D?aucuns parlaient de le faire transférer, d?autres de le suspendre et de référer l?affaire à l?Independent Commission against Corruption (ICAC). Mais le ministre Rajesh Jeetah penche, lui, pour des mesures «radicales».

L?inspecteur en question aurait, selon une lettre parvenue au ministère, demandé Rs 10 000 à un importateur pour dédouaner de la marchandise en provenance de Chine. Pour le ministre, il n?est pas question de laisser passer un tel comportement. Réagissant à l?article relatif à cette affaire, paru dans l?express, hier, il a été catégorique : «Je ne vais pas tolérer des actes de corruption. Il y a des procédures, mais suivant l?avis de mon administration, je souhaite des mesures très radicales. C?est inacceptable de voir qu?au risque de la santé des gens, certaines personnes sans scrupules abusent. Des sanctions doivent tomber.»

Ce haut fonctionnaire n?en est pas à sa première incartade. Son chef hiérarchique avait, en effet, écrit au ministère de la Santé pour dénoncer ses «pratiques douteuses». Il avait même demandé, dans son rapport à l?administration de la Santé, de référer les plaintes contre ce chef inspecteur à l?ICAC. Mais rien n?avait été fait.

Au ministère de la Santé, hier, d?aucuns suggéraient justement d?avoir recours à l?ICAC. Cela en sus du fait de suspendre l?inspecteur (à hier, il avait été décidé que des procédures soient entreprises en ce sens aujourd?hui mais rien n?est, à l?heure actuelle, définitif). D?autres ont émis l?idée de faire transférer le suspect. Dans ce cas de figure, les règlements de la Public Service Commission permettent l?institution d?un comité d?enquête sur les allégations formulées contre lui.

Ce fonctionnaire a également été soupçonné dans une affaire de saisie de riz récemment. Là encore, son supérieur avait écrit au ministère de la Santé, affirmant que la disparition de 25 tonnes de riz (et non 25 kg de riz comme nous l?avons écrit par erreur hier) étonne. 50 tonnes de riz avaient alors été saisies et la moitié de cette marchandise avait été détruite. Des informations parvenues à l?inspectorat sanitaire portent à croire que le reste aurait été rendu aux importateurs contre paiement. Le haut fonctionnaire avait été appelé à fournir des explications sur ce dossier.

Selon la Prevention of Corruption Act, un fonctionnaire reconnu coupable de corruption encourt une peine maximale de dix ans de prison.

Le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, a réuni son état-major la semaine dernière, pour discuter des mesures qui devront être prises pour mettre de l?ordre au sein de son inspectorat sanitaire.

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