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Menace de nouvelle manifestation à propos des haut-parleurs dans les mosquées
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Menace de nouvelle manifestation à propos des haut-parleurs dans les mosquées
Il est 13 heures, hier, lorsque la brigade d?intervention de la police reçoit l?ordre de disperser les manifestants massés durant toute la matinée devant l?Hôtel du gouvernement.
L?usage de la force n?a cependant pas été nécessaire, les manifestants ayant choisi de vider les lieux. Non sans avoir continué à vociférer des propos hostiles en direction de l?Hôtel du gouvernement.
Bravant l?ordre d?interdiction du commissaire de police, la Jamiat-Ul-Ulmiat avec, en tête, le maulana Jamil Chooramun a maintenu sa manifestation. Cette organisation conteste le jugement de la Cour suprême portant sur l?utilisation des haut-parleurs dans les mosquées.
?Namaz? sur place
Elle s?est déroulée sans heurts, mais dans une atmosphère tendue. De 200 à 300 personnes, dont des jeunes, le visage masqué, ont répondu à l?appel. Des scènes où domine le keffieh, rappelant des images d?autres pays vues à la télévision. Les cris de colère fusent de toutes parts. De temps en temps résonne ?Allah u ackbar !?
Rien ne semble devoir entamer la détermination des manifestants à obtenir le jour même la garantie du gouvernement que l?azaan n?allait pas être touché.
La police en force et en tenue anti-émeute est en position à des points stratégiques autour de l?Hôtel du gouvernement. Des barricades en fer ceinturent la zone.
Le maulana Chooramun est autorisé à remettre une lettre au Premier ministre. Il y fait part des ?appréhensions? de la communauté musulmane au sujet de ?la menace pesant sur l?azaan? et lui demande surtout de faire connaître sa décision.
Une demande qui prend la forme d?un ultimatum. S?adressant ultérieurement aux manifestants, le maulana Chooramun brandit la menace d?une nouvelle manifestation au même endroit, vendredi, si aucune réponse satisfaisante n?est obtenue jeudi au plus tard.
La majorité des manifestants accepte de mettre fin à la manifestation sur la base de cette ?promesse?, et de repartir en cortège à Plaine-Verte. Toutefois, une minorité, de 75 personnes environ, se constitue en groupe rebelle au maulana Chooramun, et sont résolument décidés à rester sur place. Juché sur une camionnette, un homme ayant pris la tête des manifestants, exhorte la foule bruyante à faire le namaz sur place.
Après la prière au centre de l?avenue centrale de la Place d?Armes, la température monte. Des altercations verbales sont échangées entre des hauts gradés de la police et les chefs de groupe de manifestants. D?autres, plus conciliants, appellent à l?apaisement.
Les soldats munis de leur masque à gaz s?apprêtent à entrer en action. La confrontation sera évitée lorsque les manifestants décident d?évacuer les lieux.
TÉMOIGNAGE
Un photographe molesté
■ Hans Morris (au centre), photographe du ?Défi Plus?, a été malmené par des manifestants. Il doit son salut, dit-il, à un homme dans la foule qui l?a protégé, lui permettant de quitter les lieux indemne. ?Je ne sais pas si je pourrais le reconnaître, mais il est costaud. Il a tout fait pour me protéger. Je lui dis merci?, déclare ému ce confrère à ?l?express?.
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