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Meilleure coordination contre le blanchiment
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Meilleure coordination contre le blanchiment
Comment mieux coordonner la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ? Maurice qui s’est dotée de plusieurs institutions et cadres légaux pour lutter contre ces fléaux depuis cinq ans doit mener cette réflexion pour une meilleure efficacité.
La Financial Intelligence Unit (FIU) a organisé hier un séminaire pour réfléchir sur cette question. “C’est un problème commun à beaucoup de pays et il faut développer une convergence d’approche entre les institutions responsables”, déclare le directeur général de la FIU, Dev Bikoo. Le National Coordination Commitee a, comme son nom l’indique, était chargé d’assurer la coordination entre les différentes institutions et un plan d’action a été établi, ajoute Dev Bikoo.
De plus, un sondage national sur la perception du blanchiment a été lancé pour aider à faire le point sur les résultats obtenus jusqu’ici. Les résultats préliminaires qui ont été discutés lors du séminaire indiquent qu’avec le durcissement des règlements au niveau des banques et autres institutions financières, c’est le secteur informel qui est privilégié par ceux désirant blanchir de l’argent.
Comme l’avait révélé un précédent rapport de la FIU à partir des cas rapportés, c’est le trafic de drogue qui semble être à l’origine du blanchiment.
Demeurer compétitif</B>
Le ministre des Finances, Rama Sithanen, attache lui aussi beaucoup d’importance au développement de liens de collaboration entre les différentes institutions engagées dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
“L’objectif pour nous tous est d’avoir un cadre efficace et pratique de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme afin que Maurice ne soit pas perçue comme un paradis pour les fraudeurs et ceux qui blanchissent de l’argent”, déclare Rama Sithanen.
Le pays a toujours démontré son engagement pour se conformer aux normes internationales et pour coopérer avec les institutions internationales. Cela nous a valu reconnaissance de ne pas être un de ces “îles rochers” transformés en centre financier.
“Notre juridiction a de la substance et son cadre de régulation et de supervision a rehaussé son image parmi les institutions internationales et les professionnels opérant dans le pays”, a poursuivi le ministre des Finances.
Il a rappelé que la conformité aux normes internationales implique des coûts et qu’il faut en tenir compte pour demeurer compétitif par rapport aux autres juridictions. Les régulateurs, les opérateurs et les décideurs politiques doivent se concerter afin de trouver un équilibre entre les coûts et les bénéfices.
“Néanmoins, il faut se souvenir que si les coûts peuvent affecter un opérateur individuellement, les bénéfices eux rejaillissent sur tout le pays et la société en général”, a conclu le ministre.
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