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Meeting travailliste : variations sur le thème de la démocratisation de l?économie

27 février 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Aucun événement politique majeur au calendrier. Pourtant, la foule assistait, nombreuse hier soir, à la place des taxis, à Flacq, au meeting du Parti travailliste.

Ils étaient environ 1 300 personnes à écouter les orateurs exclusivement travaillistes.

Pour ce premier meeting en vue du 1er Mai, les orateurs ont surtout mis l?accent sur leurs thèmes favoris : la hausse du chômage et des prix des articles courants et la dégradation du law & order. L?actualité du moment, l?éducation n?a cependant tenu qu?un petit rôle dans les déclarations des tribuns.

«Pou élections 2000, cinq partis vine ensam pou tir Navin Ramgoolam de la tête du pays. Kifer? Parski nou ti commence fer démocratisation dans l?économie ek casse monopoles. Avantager cinq familles pa pou ena are moi. Nou bisin tir zot manzé», a lancé Navin Ramgoolam, leader du parti Travailliste à la foule. Il promet la «fin des monopoles» s?il revient au pouvoir.

«Paul Bérenger dire serre ceinture, mange manioc patate et li augmente prix, un après lot parski State Trading Corporation (STC) ek Central Electricity Board ti perdi cash akoz nou. Mais li pa pé dire ou ki Mauritius Telecom ti fer profit record Rs 1 milliard, la poste Rs 18 à 20 millions, Air Mauritius Rs 800 millions kan nou ti là », insiste le leader rouge.

Il ajoute : «Paul Bérenger fine augmente taxes, prix et dettes en même temps, du jamais vu». Un autre orateur devait souligner que la dette publique à «pratiquement doublé en trois ans pour atteindre les Rs 115 milliards».

Justifiant l?endettement de la STC sous le régime travailliste, Navin Ramgoolam déclare sa «fierté mo pa ti laisse prix augmenter parski le peuple qui payé ».

Pour les orateurs, ce gouvernement cherche à «faire profiter une communauté». Ce serait, selon eux, l?un des facteurs qui explique la hausse des prix.

Navin Ramgoolam exhorte les Mauriciens à «pran ou destin dans ou la main. Si mo pas change ou la vie, mo change mo nom», conclut-il.

Parmi les intervenants qui précédaient le leader travailliste, il y avait le nouveau député Rajesh Jeetah. Il s?est attardé sur le miracle économique : «Kot li été ? Mo pé roder et mo pas trouvé. Gouvernement fine fail dans tous les cinq sujets : économie, social, law & order, fraude et corruption et maintenant éducation ».

James Burty David accuse de son côté le gouvernement de «jeter du pétrole lor pays» et « galoppe quatre côtés pays ek zalumettes». Il a demandé à la foule de ne «pas tomber dans piège-là».

Le meeting était présidé par Lormesh Bundhoo.

L?aile féminine refuse l?option Collendavelloo

Choquée ! C?est la réaction de l?aile féminine du Parti travailliste devant le rapport du Select Committee sur la réforme électorale. Imposer « un système de quota » n?est pas un moyen d?encourager les femmes à s?engager en politique, estime Sheila Bappoo, sa présidente. Le Women?s League tenait une conférence de presse hier.

« Le rapport du Select Committee propose d?inclure six femmes d?office», dit-elle. « Kouma dire done nou ène ti place kan même. Et apré zot dire ki li pa ène système de quota ! » Sheila Bappoo se demande combien de femmes ce système pourrait attirer. Alors que le plus important en ce nouveau millénaire est d?accroître la participation des femmes dans la politique régionale et nationale, continue-t-elle, ce rapport ne fait pas honneur à la femme.

Le Women?s League a vertement critiqué la gestion économique et sociale du gouvernement : « Le coût de la vie augmente avec la cascade d?augmentations de prix. La richesse n?est pas partagée équitablement. Nous avons un avenir très sombre».

Sheila Bappoo s?inquiète aussi de l?insécurité. « Le gouvernement a basé sa campagne sur l?ordre public. Or, les cas de viols, les attaques, la violence domestique sont quotidiens. La corruption monte en flèche. Cela n?encourage pas les investisseurs, alors que le pays en a besoin. » La tension sociale est un autre sujet de préoccupation. « Tout est communalisé. Les gens sont de plus en plus divisés», déplore-t-elle. Se référant enfin aux cas de harcèlement sexuel allégués à la Mauritius Broadcasting Corporation, la présidente a déclaré : « La vulgarité est à l?extrême dans cette boîte ».

L?aile féminine n?a pas donné les détails des activités qu?elle tiendra dans le cadre de la Journée internationale de la Femme. Elle a simplement indiqué qu?elle sera célébrée à l?auditorium Octave Wiehé le 6 mars et que le chef du parti, Navin Ramgoolam, livrera son message.

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