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Meetarbhan : « Londres et Washington doivent accepter notre souveraineté sur les Chagos »

9 avril 2012, 20:00

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Meetarbhan : « Londres et Washington doivent accepter notre souveraineté sur les Chagos »

Dans un article d’opinion mis en ligne sur le site RealClearWorld, l’ambassadeur de Maurice auprès des Nations unies invite la Grande-Bretagne et les Etats-Unis à reconnaître la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos. Surtout que le bail pour la location de Diego Garcia aux Américains arrive à expiration en 2016 et doit être négocié dans deux ans.

La Grande-Bretagne devrait faire une croix sur l’archipel des Chagos et entamer les négociations avec Maurice, en présence des Etats-Unis, quant à l’avenir de ce bout de terre qui abrite sa base militaire de Diego Garcia. C’est nul autre que l’ambassadeur mauricien auprès des Nations unies, Milan Meetarbhan, qui le dit dans un article d’opinion qui peut être consulté sur le site d’analyses RealClearWorld depuis le vendredi 6 avril..

Faisant un rappel de l’époque de colonisation française et anglaise, l’ancien conseiller du Premier ministre explique, à l’intention des lecteurs américains, comment Londres a expulsé les natifs de l’archipel pour faire de la place à la base militaire. Surtout que le bail alloué par les Anglais aux Américains arrive à expiration en 2016 et qu’il doit être renégocié en 2014.

L’heure est venue, dit Meetarbhan, pour que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis reconnaissent que les Chagos font partie du territoire mauricien. Et que son excision à l’époque de l’indépendance de Maurice est une infraction aux résolutions des Nations unies.

Milan Meetarbhan rappelle que Londres a indiqué, à l’époque, qu’elle n’aurait pas besoin de l’archipel quand il ne sera d’aucune utilité pour ses besoins militaires. Dans les faits, elle s’est couverte contre toute poursuite au niveau international. Quand Maurice a menacé de quitter le Commonwealth, Londres a décrété que la zone maritime autour des Chagos devenait une réserve protégée.

Maurice a entrepris une action devant le Tribunal de la mer et a rallié aussi bien l’Union africaine que le Mouvement des pays non-alignés à sa cause. 2014 étant proche, l’ambassadeur mauricien estime que le moment est opportun de décider de ce qui est bon et légal sur ce dossier. Toutes les parties concernées, affirme-t-il, ont la possibilité de mettre un terme à ce contentieux et d’accepter un arrangement amical qui permettra à Maurice d’asseoir sa souveraineté sur les Chagos. Ainsi qu’à permettre aux « autres parties » de maintenir leurs « intérêts stratégiques ».

C’est l’heure, ajoute Milan Meetarbhan, pour la Grande-Bretagne, avec le soutien des Etats-Unis, de s’asseoir à la table des négociations avec Maurice. Le fait étant que Washington ne voudra pas qu’un pays lui intente une action quant à la légalité de la présence sur son territoire d’une base militaire américaine.

En acceptant la souveraineté de Maurice sur les Chagos, déclare-t-il, cela ne va nullement mettre à mal sa position quant à ses autres colonies. Le cas des Chagos étant unique en son genre. « Maurice veut parler du futur et ne veut pas regarder en arrière. Il y a espoir que les Etats-Unis vont faire le bon choix », écrit Milan Meetarbhan..

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