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Me Patten à la CCID : ?Allégations mensongères?
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Me Patten à la CCID : ?Allégations mensongères?
Me Pramila Patten contre-attaque. Hier après-midi, accompagnée de son conseil légal,
Me Ravin Bunwaree, elle s?est rendue au Central Criminal Investigation Department où elle a consigné une déposition contre son ex-compagnon. Elle allègue que Me Collendavelloo a juré un faux affidavit à son propos et a soumis une série de documents aux policiers.
Me Patten a expliqué que les relations qu?elle entretenait avec son compagnon ne sont plus au beau fixe depuis 1995. Elle aurait fait des découvertes à son sujet et au sujet d?une tierce personne qui a retenu ses services. La situation se serait détériorée le 11 août dernier, et aurait atteint un point de non-retour le 23 août quand elle lui a demandé de quitter la maison d?Albion où vivait le couple. Son compagnon aurait refusé en des termes peu courtois. Des confrères, à qui elle s?est confiée, auraient agi en médiateurs, sans succès.
Elle allègue que contrairement à ce qu?il avait annoncé à leur fils Irvin, le 25 février dernier, il ne se serait pas rendu en Afrique du Sud le lendemain mais serait resté au pays. Quand elle l?a appris, le 28 février, elle a placé tous ses effets dans sept valises et des sacs-poubelle qu?elle est partie déposer aux Collendavelloo Chambers.
Concernant ses transactions immobilières, elle précise que tout ce qu?a dit son ex-compagnon dans son affidavit est faux. Elle souligne avoir acheté la maison de Roches-Brunes en 1987, avant que son mari ne vienne à Maurice. Pour cela et pour l?aménager, elle a emprunté Rs 500 000 de la SICOM. Somme remboursée exclusivement par elle jusqu?en 1999 quand la maison a été vendue. Après avoir déduit la balance due à la SICOM, le notaire a émis deux chèques, l?un à son nom et l?autre à l?ordre de son mari. Elle a soumis les documents y relatifs à la police.
Me Patten allègue que son ex-compagnon n?a jamais contribué à l?achat du bungalow de Flic-en-Flac. En 1990, elle a emprunté Rs 760 000 de la Mauritius Commercial Bank pour acheter un appartement à Mare-Gravier. En 1992, prenant livraison de l?appartement, elle y note des défauts. Le promoteur, la Star View Housing Development Company Ltd, reprend l?appartement et lui rembourse son argent. La même année, sa s?ur aînée et elle achètent deux bungalows à Flic-en-Flac au Complexe des Oliviers.
?Le premier paiement a été effectué le 29 décembre 1992. Tous les paiements ont été faits avant 1993, exclusivement par moi ?. Les documents de cette transaction ont également été remis à la police.
Elle allègue que son ex-compagnon n?a jamais acheté le terrain d?Albion, ni contribué à la construction ni à son aménagement. Le couple s?y est installé le 1er juillet 2001.
Par rapport au Français mentionné par son ex-compagnon, elle explique qu?il s?agit de son client, Jean-Claude Agar, président-directeur général d?un groupe de sociétés de Toulouse, France, intéressé à investir à Maurice et ailleurs. Aux policiers, elle a remis une photocopie du passeport du Français indiquant qu?il était à Maurice du 2 novembre au 10 décembre 2003. En tant que son avocate, elle l?a accompagné en voyage d?affaires en Croatie entre le 1er et le 3 novembre 2003. Voyage organisé par l?ambassade de Croatie en Afrique du Sud. L?itinéraire dudit voyage montrant, entre autres, des arrangements d?hébergement, dans deux chambres simples, a été soumis à la police. Elle maintient que les allégations figurant dans l?affidavit de son ex-compagnon sont ?fausses et malicieuses et destinées à me discréditer et à ternir mon image.? Elle a signifié son intention de le poursuivre pour diffamation.
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