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Me Patten conteste l?ordre contre la presse
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Me Patten conteste l?ordre contre la presse
?LA PRESSE n?a pas eu l?occasion d?équilibrer les choses. Alors qu?elle avait déjà publié l?affidavit juré par Ivan Collendavelloo, elle a été muselée juste au moment où celui de Pramila Patten a été juré ! C?est injuste !? s?insurge l?avocat de Pramila Patten. Pour cette raison, celle-ci contestera demain l?ordre émis par la juge Balgobin la semaine dernière dans l?affaire l?opposant à son concubin, Ivan Collendavelloo. Au c?ur de leur conflit, une luxueuse villa qu?ils partageaient jusqu?à peu.
L?ordre émis en chambre par la juge interdit à la presse de faire état des affidavits et des délibérations de la cour concernant l?affaire. Ivan Collendavelloo cherche ainsi à protéger son droit à la vie privée et celui de l?enfant du couple. Une première dans les annales du judiciaire, cet ordre a été émis ex-parte, en l?absence des représentants de la presse.
Certains légistes estiment légitime un recours à la Cour suprême des représentants de la presse. Ils peuvent réclamer que soit cassé cet ordre à travers un ?variation order ?.
D?autres, à l?instar de Me Pazhany Rangasamy, jugent que la demande d?Ivan Collendavelloo constitue un ?abuse of the process of the court?. Les représentants de la presse auraient dû avoir été convoqués. De plus, tout ce qui concerne la cour, même les affidavits, sont du domaine public, fait ressortir Me Rangasamy.
D?autres légistes estiment encore que la presse et le public ont le droit à l?information. ?Nous avons eu l?affaire Macaréna, l?affaire Xavier Duval qui avait été prendre un bol de bouillabaisse dans un campement et l?affaire de l?époux de la Juge Balgobin. Toutes ces affaires avaient été étalées dans la presse. Ce n?était pas des affaires de cour mais elles concernaient des hommes publics. Ivan Collendavelloo est un homme public et le public a le droit de savoir ce qui est dit sur lui par sa concubine?, affirme Me Rangasamy.
Pramila Patten et son avocat, Me Rama Valayden, se réunissent cet après-midi pour préparer les arguments sur le fond : le partage des biens dans le cadre de la séparation du couple. Le ?gagging order ? sera également évoqué .
Entre-temps, tout journal, radio ou télévision qui passerait outre à l?ordre de la cour sera poursuivi pour outrage. La peine prévue pour un tel délit est illimitée et peut aller d?une amende de Re 1 à l?emprisonnement à vie, précise Me Rama Valayden.
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