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MBC : En 2005, de l?analogique au numérique après 40 ans
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MBC : En 2005, de l?analogique au numérique après 40 ans
L?année 2005 aura été celle des quarante ans de la MBC et surtout celle de l?arrivée de la télévision numérique terrestre.
Le début de l?année aura été principalement marqué par les célébrations des quarante ans de la MBC télé. Puis changement de direction avec l?ouverture aux productions indépendantes. En mars, alors que depuis des années les réalisateurs indépendants se plaignaient de l?herméticité de la MBC, la MBC fixe son choix sur cinq productions locales. Entre le dessin animé de Jonathan Marie et le projet de Clap Productions, la créativité est au rendez-vous. Mais le premier cité aura la déception de voir la diffusion de son programme s?arrêter à cause de dialogues qui n?auraient pas plu à certains téléspectateurs.
Elections générales et nouveau régime obligent, Torriden Chellapermal, précédent directeur de la MBC, plie bagage. Révoqué de manière inélégante alors qu?il avait proposé sa démission, son départ est alors synonyme d?une course pour accéder au poste tant convoité de directeur général. Les noms sont cités en vrac. Le choix final est arrêté sur Fareed Jangeerkhan en tant que président et Bijaye Madhou en tant que directeur général.
Un vent de changement souffle alors sur la station nationale. Le tandem connaisse très bien la MBC et ses rouages. Le départ est rapide. Nouvel habillage des chaînes, du journal télévisé, de la météo? les deux hommes ne laissent rien au hasard. Que l?on apprécie ou pas les changements effectués, une différence se fait sentir. Le président de la MBC s?implique particulièrement. Il ne se contente pas seulement de venir assister aux conseils d?administration.
Booster la production locale
Fareed Jangeerkhan booste aussi la production locale tout en voulant lancer rapidement la télévision numérique terrestre. Il fixe une date : le 30 septembre. Nombreux sont ceux qui doutent de la possibilité de le faire aussi vite. Cela même si l?ancienne direction avait déjà fait effectuer des essais qui s?étaient révélés concluants. La promesse est respectée mais pas de décodeur pour satisfaire le téléspectateur. Ce dernier aura dû attendre jusqu?à cette semaine pour se procurer ce fameux boîtier. Six chaînes sont ainsi proposées ainsi que les radios de la MBC sur le bouquet offert gratuitement.
Comme à chaque changement de régime, les journalistes, oubliés au fond de placard poussiéreux, reviennent sur les devants de la petite lucarne. On retrouve ainsi Ravin Joypaul. Ce dernier reprend sa place au journal télévisé de 19h30. Nadarajen Pillay, suspendu sous la précédente direction, réintègre aussi son poste. Mais des tensions surgissent déjà à la suite de nominations qui ne plaisent pas à tous. Qu?à cela ne tienne, plus rien ne changera pour ceux qui revoient enfin les feux des projecteurs. Pour cinq ans en tout cas?
Triste événement, la journaliste et présentatrice du journaliste télévisée Sarah Persand est suspendue en compagnie de deux de ses collègues. Son tort ? Avoir écouté les ordres de son supérieur hiérarchique. Une fonction du Premier ministre n?est pas couverte et ce dernier est vert de rage. Il ne manque pas de le faire savoir. Les sanctions pleuvent alors. Après une explication en écrit, les trois suspendus réintègrent leurs postes.
Mais, ils reçoivent peu après une lettre où il leur est clairement dit que la non-couverture est de leur faute mais qu?aucune sanction ne sera prise cette fois. Sarah Persand fait servir une mise en demeure à la MBC en réclamant des dommages et intérêts de l?ordre de Rs 500 000. (Voir texte plus loin). Transférée de la télévision à la radio, elle quitte le service public pour le privée dès le 1er janvier.
Dernière action en date, la présentation de la grille de programmes remaniée. Une production locale plus prolifique que jamais, une grille de programmes internationale complète. Le coup est réussi. Mais alors que tous se réjouissent, les têtes de Christian Comarmond, responsable de la programmation et Atma Bumma, directeur de la production locale, risquent de sauter. Si Christian Comarmond a pris le parti de donner sa démission, Atma Bumma attend toujours une réponse.
Entre petit déjeuner dans la langue shakespearienne et nouvelles productions locales, la MBC aura certes progressé mais les différentes tensions interne risquent de la miner. Cela alors que la construction de son nouveau bâtiment à Ebène devrait commencer l?année prochaine.
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