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Mauvaise performance pour Maurice
La mauvaise performance de Maurice au classement de la perception de la corruption, effectué par Transparency International, en inquiète plus d?un. « Nous observons cette dégradation avec inquiétude. Le fait d?avoir perdu 11 places en passant de la 42e place à la 53e, est très préoccupant.
Ce n?est certainement pas bon pour notre image », commente Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council (JEC).
Pour rectifier le tir, il préconise la mise en pratique du rapport du Select Committee sur le financement des partis politiques. De plus, soutient-il, le Business Facilitation Act doit opérer dans plus de transparence, surtout en ce qui concerne l?octroi des permis.
Par ailleurs, le rapport sur l?Indice de perceptions de la corruption (IPC) pour la région Afrique, déposé cette semaine, préoccupe le secteur financier. Maurice ne fait pas bonne figure au vu des chiffres publiés. En effet, le pays se retrouve à la quatrième place. Et quatre pays, dont la Namibie, les Seychelles, l?Afrique du Sud et le Swaziland, enregistrent des scores plus élevés.
Ce classement couvre 52 pays du continent africain et sept nouveaux pays, dont les Comores, le Cap Vert, Djibouti, la Guinée Bissau, le Libéria, Sao Tomé E Principe et la Somalie.
Au vu des résultats de l?IPC 2007, il semble que des progrès notables sont enregistrés dans la lutte contre la corruption sur le continent africain. Certes, il demeure des pays où la corruption reste tenace, tout au moins au niveau de la perception selon les spécialistes et les ONG qui ont planché sur ce rapport. Ainsi, sur 52 pays notés dans l?indice, 36 se retrouvent au bas de l?échelle avec des notes inférieures à trois, ce qui indiquerait que la corruption a pris de sérieuses proportions.
Un combat qui devrait s?intensifier
Pour Maurice, l?indice aurait à peine changé au cours des précédentes années. La note de l?IPC nous évalue à 4,7, avec un intervalle de confiance de 4,1 à 5,7, ce qui démontre que le combat contre la corruption devrait s?intensifier. En 2001 et en 2002, l?indice de perception était de 4,5. En 2003, il était de 4,4 et en 2005, il se maintenait autour de 4,1, à 4,2. En 2006, il était de 5,1.
Cette étude aurait été effectuée en disposant des informations de six sources :la Banque africaine de développement, l?Economic Intelligence Unit, la Freedom House, l?Uneca, et le World Economic Forum. Mais selon certaines sources, il y aurait des facteurs qui auraient été pris en considération par certaines de ces organisations qui font une évaluation globale de l?économie, alors que d?autres s?adressent à des secteurs spécifiques dans le cadre de leur étude.
Ainsi, certaines organisations se sont penchées sur les secousses qui ont touché le milieu bancaire à un certain moment. Et le fait qu?il n?y a pas eu de problèmes dans le secteur bancaire en 2006-2007, aurait été pris en compte dans le cadre de cette étude.
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