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Mauricien et ( Best) Loser !
Je n’ai aucun agenda à part celui de faire avancer mon pays.
Il paraît que la seule raison qui bloque la réforme électorale vers plus de proportionnelle et moins de « communalisme » c’est, selon les paroles du PM, que la proportionnelle est incompatible avec le BLS. Qu’à cela ne tienne… L’idéalisme m’aurait poussé à abandonner le BLS complètement, puisque je suis convaincu que l’avenir de mon pays ne peut se trouver dans le compartimentage des tribus diverses, mais au contraire, dans la convergence forte de toutes les composantes de sa population à solutionner des défi s nationaux communs basés sur des principes, telle la méritocratie.
Mais s’il faut absolument trouver un compromis BLS/ proportionnelle/ mauricianisme, essayons d’envisager ce qui suit ou un de ses dérivés.
Point 1 : On continue à s’accrocher aux quatre références ridicules de notre Constitution, soit : deux religions ( hindoue, musulmane), une culture/ ethnie ( chinoise) et un fourre- tout de ce qui « reste » ( population générale). On continue par ailleurs à s’accrocher aux répartitions relatives, totalement dépassées, de ces quatre groupes datant du recensement de 1972 un nouveau recensement ne valant certainement pas la dépense par rapport à son utilité éventuelle, surtout au niveau BLS. Point 2 : On ajoute, tout bonnement, une cinquième catégorie BLS à la Constitution. On introduit la réalité existentielle du… « Mauricien » , ce qui devrait être au moins utile à cataloguer le vrai état d’esprit de nos aspirants parlementaires et comprendre si leur motivation première est leur appartenance sectaire ou leur responsabilité nationale ! Point 3 : Quand les résultats des élections sont publiés, le nombre de candidats élus sous la catégorie « mauricien » détermine, d’abord, le pourcentage de députés « correctifs » à être alloué à cette nouvelle catégorie BLS. Ainsi si le pourcentage de députés élus se déclarant « Mauriciens » est de 40 %, ce sera nécessairement le pourcentage des correctifs « mauriciens » ( qui seront simplement les meilleurs « perdants » sous cette étiquette) ! S’il y a huit correctifs en totalité, on arrondira à trois le nombre de « correctifs » dits Mauriciens, par exemple et il ne restera, de facto, que cinq sièges correctifs sectaires et on aura fait un peu de progrès… Il y a un délicieux équilibre dans cette proposition de compromis.
D’abord parce que l’obligation des candidats de se déclarer Mauricien ou pas nous permettra enfi• de constater la réalité du mauricianisme dans le monde politique et d’établir, une bonne fois pour toutes, qui sont ceux qui sont sincèrement pour le mauricianisme et les autres qui ne sont que des hypocrites.
Ensuite , parce que l’électorat luimême aura l’occasion de se révéler, de manière presque référendaire, en votant ( ou pas) pour ceux qui se proclament « Mauricien » avant toute chose. Si les candidats « sectaires » rafl ent la mise, on continue pareil, on rejoint tous une organisation socioculturelle et on range l’utopie du mauricianisme. Si les candidats mauriciens font un score honorable, ce système les récompense plus que les correctifs « sectaires » puisqu’ils sont récompensés de sièges correctifs de manière prioritaire.
C’est de bonne guerre puisque c’est ce qui est progressiste de faire en la circonstance.
( A moins que ceux qui peuvent voter la modifi cation requise de la Constitution le disent seulement mais le pensent bien moins…) Troisièmement , plus il y aura d’élus « mauriciens » , refl étant un choix tant démocratique que populaire, moins il y aura besoin de correctifs sectaires de toute manière. C’est logique. Dans le système actuel, si la cause du « mauricianisme » progresse et que celle des sectaires régresse, cela ne se refl ète aucunement dans le système électoral et on reste ancré dans un système basé sur la peur 1968 qui n’est peut- être pas la réalité de 2012 et on a donc tendance à perpétuer une réalité du passé plutôt que d’avenir.
Finalement , les passéistes qui s’accrochent à la police d’assurance sectaire BLS tout en ayant été « rassurés » , devront désormais défendre leur peur non pas face à « banne là » ( c.- à- d. les trois autres catégories existantes) mais par rapport à « nou banne même » puisque, qu’ils le veuillent ou non, tout ce qui est pour les Mauriciens les concerne au premier degré ! A moins qu’ils ne soient prêts à dire que ce qui les intéresse ce sont des avantages particuliers « réservés » , c.- à- d. au détriment des autres… L’idée a sans doute besoin d’être raffi née mais elle a le mérite de permettre à ceux qui aspirent à ne pas être dans une des quatre caves sectaires décidées par tiers à l’indépendance, contre les aspirations premières de beaucoup, à sortir de cette cave s’ils le souhaitent et de se mettre au soleil commun de tous les Mauriciens.
On peut comprendre qu’à l’indépendance, on ait surtout eu le souci de rassurer toutes les minorités politiquement « utiles » du pays. Quarante ans après, n’est- il pas enfi• temps de rassurer la minorité oubliée de ceux qui croient dans leur pays avant leur « communauté » ?
 
 
 
 
 
 
 
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