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Maurice, tremplin des Chinois vers l?Afrique
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Maurice, tremplin des Chinois vers l?Afrique
Aujourd?hui, une délégation chinoise composée d?une quarantaine d?hommes d?affaires rencontre des membres du Board of Investment et le président de la zone économique de Tianli à l?hôtel Sofitel. Le projet Tianli n?est pas étranger à cette réu-nion, et devrait conduire ces hommes d?affaires à s?engager dans d?autres do-maines d?activités. « Ces investisseurs ont voyagé jusqu?à Maurice, ils sont intéressés à mettre de l?argent dans le pays, pas seulement pour Tianli, mais aussi dans d?autres axes », indique Seewraj Nundlall, assistant directeur du Board of Investment (BOI).
Durant la journée, les membres du BOI présenteront les avantages et les opportunités d?investissements dans les différents secteurs d?activités de Maurice. « La présentation est axée sur différents domaines d?activités tels que l?énergie, l?environnement, le tourisme ou encore le secteur manufacturier », ajoute Seewraj Nundlall.
Le pays est attractif
« C?est une grosse délégation du secteur privé chinois que nous accueillons », souligne, quant à lui, Raju Jaddoo, le directeur du BOI. En effet parmi ces 40 hommes d?affaires, on note la présence de Ding Liguo, président de Delong Holding Ltd, une entreprise spécialisée dans la fabrication, l?importation et l?exportation de produits sidérurgiques, et qui souhaite s?implanter. Déjà représenté en Chine, à Singapour, en Corée du Sud, au Vietnam et en Indonésie, le chiffre d?affaires du groupe s?élevait à 1,5 milliard de dollars en février 2008.
Il faut savoir que l?appartenance de Maurice à des blocs régionaux rend le pays attractif pour ces investisseurs et lui donne une place privilégiée pour servir de pont entre l?Asie et l?Afrique.
Créer jusqu?à 34000 emplois
« De par son appartenance à la Sou-thern African Development Commu-nity (SADC) ou encore au Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA), les Asiatiques ont de Maurice, la vision d?un pays dynamique. On y voit une tête de pont pour investir en Afrique », explique Seewraj Nundlall.
Ainsi, le projet Tianli à Riche-Terre, qui nécessitera un investissement de Rs 20 milliards et devrait créer jusqu?à 34 000 emplois, est un tremplin pour les entreprises chinoises dans la région. Ces dernières pourront alors exploiter d?autres services.
« Maurice pourrait servir de plaque tournante entre Madagascar et la Chine. Une entreprise chinoise basée à Maurice pourrait ainsi exploiter le minerai de Madagascar, par exemple », explique Raju Jaddoo.
Outre la réunion entre investisseurs chinois et membres du BOI, une rencontre est prévue entre Huang Mengfu président de la All-China Federation of Industry and Commerce, et le ministre des Finances, Rama Sithanen, demain.
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