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Maurice s?oppose à une baisse des tarifs sur le textile

18 avril 2006, 00:00

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Maurice se bat toujours pour la protection des préférences commerciales. Sa position sur cette question a pu être incluse dans celle finalisée par l?Union africaine (UA) lors d?une réunion vendredi dernier a Nairobi. L?UA adoptera cette position commune face aux modalités de négociation à l?Organisation mondiale du commerce (OMC).

Maurice souhaite une longue période de transition sur des produits qui ont un intérêt d?exportation pour nous. Le pays souhaite aussi que la réduction des droits de douane sur ces produits soit la plus minime possible.

Dans le cadre des négociations sur les produits industriels à l?OMC, certains pays prônent une réduction drastique voire l?élimination complète des droits de douane sur des produits tels que les vêtements, le thon ou la maroquinerie.

L?élimination des droits de douane sur le textile-habillement, par exemple, aurait des effets catastrophiques sur l?industrie locale. Avec l?abolition des quotas, le maintien des droits de douane demeure le dernier avantage compétitif de Maurice. Sur le marché européen les droits de douane sur les vêtements s?élèvent à 11 % et aux Etats-Unis de 18 %.

Davantage de compétition

Ces droits de douane dont Maurice est exemptée, mais que payent nos concurrents, représentent pour l?industrie du textile et de la confection un avantage sur les prix. Les enlever nous exposerait à davantage de compétition.

Lors de la dernière réunion ministérielle à Hong Kong en décembre 2005, il avait été agréé que les modalités de négociations dans tous les domaines doivent être finalisées au 30 avril afin de faire enfin avancer le cycle de Doha.

Maurice avait craint à un certain moment que sa position sur l?érosion des préférences ne soit pas prise en compte par l?UA à cause notamment d?un décalage de calendrier. L?UA avait effectivement prévu d?organiser un symposium sur les préférences en mai, soit après la date butoir du 30 avril. Finalement le symposium a eu lieu au début du mois.

Autre dossier qui préoccupe Maurice concernant les modalités de négociation : l?agriculture. Mais à quelques jours de la date butoir du 30 avril, tout porte à croire qu?on assistera à un nouveau deadlock à cause des dossiers agricoles et des produits industriels qui opposent l?Union européenne, les Etats-Unis, le Brésil et l?Inde, entre autres.

Le directeur de l?OMC, Pascal Lamy, s?adressant aux ministres du Commerce africain à Nairobi, a blâmé les grands pays pour leur intransigeance et a invité les pays africains à faire la pression sur eux. A Maurice, les spécialistes du dossier de l?OMC font remarquer que le non-aboutissement du cycle de Doha est somme toute préférable. ?No deal is better than a bad deal?, dit-on.

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