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Maurice se défend
Véritable bataille que livre depuis quelques jours le secteur du textile soutenu par le gouvernement. Star Knitwear et la Compagnie mauricienne de textile, symboles de réussite dans le secteur du textile, viennent de subir les contrecoups de deux articles parus dans le journal anglais le Sunday Times et qui sont préjudiciables à leur réputation.
Le journal allègue que les vêtements commercialisés par des magasins de centre-ville d?Arcadia seraient fabriqués dans des ateliers où les conditions de travail ne seraient pas éloignées de celles qui prévalaient du temps de l?esclavage. De tels propos pourraient avoir des répercussions préjudiciables, particulièrement pour les fabricants mauriciens. Car ils peuvent déboucher sur le boycott de leurs produits.
« Ces articles ne respectent pas l?une des règles fondamentales du code déontologiquedes journalistes, à savoir l?obligation de rechercher l?opinion d?une tierce lorsqu?un article est susceptible de lui causer des préjudices », déclare Ahmed Parkar, Deputy Chief Executive Officer de Star Knitwear.
Et d?ajouter que la journaliste qui a écrit l?article a pourtant partagé le repas des ouvrières. « Qu?est-ce que cela lui aurait coûté de contre-vérifier les propos qu?elle a recueillis auprès de certains travailleurs ? Il n?y a aucune tentative de ma part d?empiéter sur la liberté d?expression du journaliste. De toute façon, nous attendons que le journal publie la mise au point qui lui a été adressée. Autrement, le journal aura à répondre devant la justice. »
Le gouvernement, lui aussi, n?a pas tardé à réagir à travers l?intervention du ministre du Travail, Vasant Bunwaree, et du ministre du Commerce, Rajesh Jeetah. Et cela de manière menaçante.
« Nous payons les pots cassés ?
Par contre, Raju Jaddoo, directeur du Board of Investment, met en garde contre « une riposte agressive ». Il estime qu?une telle posture n?est pas une bonne idée. « À trop vouloir se justifier, on attire la suspicion ». (voir l?interview en page 7). « La presse britannique a voulu cibler Phillip Green, directeur du groupe Arcadia et nous payons les pots cassés. »
Ce n?est pas la première fois que le secteur du textile fait l?objet d?articles qui lui sont défavorables. Dans un passé pas trop lointain, l?article d?un journaliste d?un magazine américain sur les travailleurs chinois à Maurice, avait causé du tort au pays.
Mais ce genre d?articles ne devraient plus étonner. Ils témoignent de la visibilité de Maurice sur le marché global du textile. Après avoir limité les dégâts, il serait judicieux d?en tirer des leçons. Par exemple, de se prémunir contre les exigences des sociétés de consommation à qui nos produits sont destinés et qui sont très exigeantes en ce qui concerne les droits humains.
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