Publicité

Maurice expose ses atouts

20 août 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une relation mise en veilleuse depuis huit ans. C?est un peu l?histoire des investisseurs sud-africains vis-à-vis de Maurice. En l?absence d?une masse critique leur permettant de vite réaliser le potentiel d?un marché quelconque, les entreprises d?Afrique du Sud, qui visent à étendre leurs activités dans la région, ont délaissé Maurice. De plus, l?absence d?encouragement de notre pays n?a en rien contribué à débloquer la situation pendant ces années froides.

C?est dans ce climat que le ministre des Finances, Rama Sithanen, accompagné d?une délégation du Board of Investment (BOI) et de représentants du secteur privé mauricien, est parti à la pêche en Afrique du Sud. À coups de réunions ? plénières et en tête-à-tête, de cocktails et d?interviews dans la presse, la délégation a profité d?une rencontre entre le ministre des Finances sud-africain et les 150 entreprises les plus importantes pour tenter de vendre Maurice.

Prôner l?ouverture de l?économie

Mais au-delà de la première impression de l?opération séduction de notre délégation, il y a tout un travail de suivi pour continuer à alimenter ce regain d?intérêt que portent les investisseurs sud-africains qui seront bientôt à Maurice pour explorer le réel potentiel de développement. Et c?est le BOI qui s?attellera à cette tâche.

« Bien sûr que les investisseurs sud-africains connaissent Maurice, mais nous ne les intéressons pas. Ils visent de grands marchés et nous ne sommes pas un bon candidat.

Il nous faut nous concentrer sur les investisseurs qui sont déjà à Maurice et qui veulent étendre leur champ d?activités », déclare un préposé du BOI.

« Mais au-delà de toutes les logistiques déployées, il y a certaines choses que nous, Mauriciens, prenons pour acquis : ce que les Sud-Africains appellent le ?soft structure?. Nous avons à Maurice une stabilité politique et un excellent climat pour faire des affaires, ce qui n?est pas toujours le cas en Afrique et qui constitue l?un de nos attraits les plus séduisants. Mais nous ne le voyons pas », poursuit-il.

Les arguments de vente ont aussi été retravaillés. Prônant l?ouverture de l?économie pour faciliter l?implantation des investisseurs, Maurice tente de se lancer sur les traces de Singapour. Ainsi, au lieu des quatre secteurs traditionnels, une plate-forme de 10 secteurs est présentée, visant à mieux séduire les entreprises sud-africaines.

Aussi, la promotion du Business Facilitation Bill avec le slogan « easy to do business » aurait provoqué une bonne réponse de la part de la presse et des investisseurs potentiels. L?allégement des taxes au taux de 15 % seulement et le positionnement commercial de Maurice à travers la SADC, le Comesa et l?Agoa sont d?autres arguments clés sur lesquels se basent ceux chargés de « vendre » Maurice aux investisseurs étrangers.

Dans un mois, la délégation mettra le cap sur l?Asie du Sud-Est et probablement sur l?Inde. Le prochain voyage du ministre des Finances et de son équipe coïncidera avec la conférence annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui se tiendra à Singapour.

Publicité