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Maurice considérée comme une «bonne élève» africaine par le FMI
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Maurice considérée comme une «bonne élève» africaine par le FMI
Prenez exemple sur les bons élèves tels que le Botswana et Maurice. C?est en substance le message qu?apporte le Fonds monétaire international (FMI) aux pays africains prisonniers de la pauvreté.
Dans son rapport économique semestriel publié jeudi, le FMI fait ressortir que seule une poignée de pays africains font du bon travail depuis les années 60. Parmi, la Guinée Équatoriale, le Mozambique et l?Ouganda, qui se sont particulièrement bien débrouillés durant les années 90.
Cependant, les analystes notent que « deux pays se démarquent par leur robuste performance sur le long terme ». Pour la période 1960 à 2000, le Produit intérieur brut (PIB) de Maurice a connu une croissance annuelle de 3,7 % Le Botswana fait mieux avec 5,3 % pour la même période. Le contraste avec les autres pays de la région subsaharienne est frappant, avec une croissance de seulement 0,8 % pendant ce même laps de temps.
Quel est le secret de ce succès ? « La différence clé pourrait venir de la qualité des institutions mauriciennes et du Botswana, bien meilleure que dans le reste de l?Afrique et comparables à celles en place ailleurs dans le monde », analyse l?institution.
La clé du succès n?est donc pas uniquement l?aspect atypique que revêtent les deux pays par rapport à leurs voisins. La bonne santé ne s?explique par uniquement par le bon niveau de l?éducation et l?espérance de vie élevée, ni par le climat favorable ou la taille des pays.
La politique libérale et la politique commerciale des deux pays ne sont pas les seules sources du miracle.
Le FMI reconnaît que ce sont ces aspects qui ont contribué à faire avancer Maurice et le Botswana. Cependant, la participation active de toutes les composantes de la société aux institutions politiques, que ce soit au niveau ethnique ou linguistique, a permis d?éviter des conflits qui peuvent miner durablement l?économie d?un pays.
Ces fortes institutions ont aussi permis à Maurice de créer des conditions favorisant le développement, telles que la mise sur pied d?une zone franche, là où d?autres pays ont enregistré un cuisant échec.
Le rôle de ces institutions politiques était particulièrement crucial à une époque clé de l?histoire, la période de l?Indépendance. Cette période de transition, qui s?est déroulée sans heurts majeurs, malgré une opposition certaine, a permis au pays de connaître un décollage économique dans de bonnes circonstances, estiment les experts du FMI.
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