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Maurice Babet, ancien président de la Local Govt Service Commission
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Maurice Babet, ancien président de la Local Govt Service Commission
Y a-t-il une ingérence politique au niveau des municipalités ?
Oui, beaucoup. La nomination et l?élection des maires montrent à quel point l?ingérence politique fait un tort immense dans les municipalités.
Quel regard jetez-vous sur les mairies ?
À cause de certaines lacunes, le public a une très mauvaise image des municipalités. Les gens ont très peu d?estime pour l?administration locale. D?une part, les municipalités ne semblent pas capables de répondre aux attentes de leurs administrés, et d?autre part, les citadins ne se soucient guère de l?importance de l?administration locale dans l?amélioration de leur cadre de vie. Ils oublient que ce sont eux, les contribuables, les vrais actionnaires de ces grandes entreprises que sont les municipalités. Les citadins paient la taxe, mais n?ont pas les services auxquels ils sont en droit d?attendre en retour.
Quelles lacunes avez-vous notées?
Si nous voulons vraiment atteindre les sommets de l?excellence en matière d?administration locale, il nous faut davantage de personnel formé, davantage d?équipements spécialisés et davantage d?infrastructures. Le manque de vision et de compétence par rapport à la conception de projets me pousse à dire que la formation des employés, comme celle des conseillers, reste primordiale. L?université de Maurice devrait aider à la formation des nouvelles recrues de l?administration locale.
Qu?est-ce qui explique cette situation ?
C?est un manque d?appartenance de la part des conseillers et des employés. D?autre part, les citadins sont indifférents et par conséquent peu exigeants. C?est dans ce contexte que je voudrais former une association de contribuables pour exiger que nos attentes soient davantage prises en considération par les autorités municipales.
Les responsables municipaux ne peuvent pas prendre des sanctions contre leurs employés. N?est-ce pas cela qui explique cette dégradation ?
Non. Il est juste que le Hire and Fire soit entre les mains d?une institution indépendante comme la LGSC. Cependant, il serait souhaitable que le recrutement des employés subalternes, tels que les éboueurs, soit effectué par les municipalités. Dans ce contexte, le ministre Lesjongard s?emploie déjà à donner davantage d?autonomie aux municipalités._
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