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Mauresmo n’en peut plus

21 octobre 2005, 20:00

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Dans un entretien accordé au quotidien L’Équipe, Amélie Mauresmo avoue qu’elle pense sérieusement à mettre un terme à sa saison, au lendemain d’une défaite expéditive contre la Slovène Katarina Srebotnik (6-2, 6-0), dès son entrée en lice au tournoi de Zurich.

La n° 1 française, dont la participation au Masters de Los Angeles est quasiment assurée sur un plan comptable, pourrait y renoncer. « Je suis carbonisée, vidée tout simplement. Il n’y a pas grand-chose à dire de plus. Je suis vraiment fatiguée et je m’interroge sur la suite de ma saison », a-t-elle affirmé. « Il est trop tôt pour prendre une décision, mais au vu de ce qui s’est passé à Moscou (défaite contre Schiavone 6-1, 6-1) et ici, je ne vois pas de raison d’insister pour rien. Je n’ai plus du tout d’énergie », a-t-elle poursuivi.

Mauresmo ne veut pas remettre spécialement en cause son propre programme, ni l’organisation du circuit, mais elle a tout de même sa vision du problème. « Quand on regarde ce qui se passe avec Mary Pierce qui gagne à Moscou mais ne vient pas en Suisse, Justine Hénin qui arrête après Filderstadt, Kim Clijsters qui prend un gros break, Serena Williams qui n’a pas rejoué depuis l’US Open, Alicia Molik qui s’interroge pour l’année prochaine, on comprend vite. »

Les cadences infernales seraient donc préjuciables à Mauresmo et à d’autres joueuses. « Je ne suis pas une sur-femme. Quand on voit les échéances auxquelles on doit faire face au cours d’une saison, surtout pour celles qui disputent la Fed Cup, c’est vraiment très dur. Alors voilà, j’accuse le coup. Parce que le fait de ne plus jamais être blessée produit un effet secondaire, c’est que semaine après semaine j’ai joué, joué, joué (48 victoires, 16 défaites). Et là, tout comme la semaine dernière, il n’y a plus rien. Et ce n’est marrant pour personne, ni pour le public ni pour moi. »

Par le biais de ses déclarations, Amélie Mauresmo ne fait en réalité qu’avertir du danger qui plane sur le circuit. « Cela fait des années qu’on dit que la saison est trop longue. Il y a quand même une bagarre énorme entre toutes les joueuses du top parce qu’évidemment nous avons toutes envie de monter le plus haut possible. Certes, il y a de petits aménagements tels que la finale de la Fed Cup avancée en septembre cette année, mais le calendrier WTA est encore trop éprouvant. »

Autre explication avancée, Mary Pierce, qui a remonté au classement, a peut-être mis la pression sur sa copine du circuit. « Cela n’a rien à voir. Il n’y a rien à dire à propos de mon niveau de jeu intrinsèque. On vient d’en parler avec Loïc Courteau, on essaie de comprendre de quoi ça vient exactement. Je suis assez sûre de ses analyses. Mais je le répète, je ne veux pas prendre de décision à la va-vite, sous le coup de la déception. » Alors Masters ou pas Masters, l’incertitude est de rigueur pour la Française.

RETRAITE ANTICIPÉE

Maleeva tourne la page

Magdalena Maleeva a décidé, mercredi, de mettre fin à sa carrière après sa défaite 6-3, 6-2 devant la Suissesse Patty Schnyder au 2e tour du tournoi de Zurich.

« Je pense que la raison principale pour laquelle j’ai décidé d’arrêter, c’est que j’ai l’impression qu’il me manque un petit quelque chose désormais pour gagner des matches », a expliqué la Bulgare après avoir été longuement applaudie par les spectateurs de Zurich.

« Je crois que je frappe mieux que jamais, que je vois le jeu mieux que jamais, que je suis plus mûre et que je m’amuse encore plus sur un court… mais ce n’est pas suffisant. Je joue au tennis depuis que je suis née et cela fait 15 ans que je suis professionnelle. Cela demande beaucoup d’énergie », a-t-elle ajouté.

Âgée de 30 ans, Magdalena Maleeva est passée professionnelle à 14 ans, a été classée 4e joueuse mondiale en 1996 et a remporté 10 tournois WTA au cours de sa carrière. La joueuse est issue d’une famille qui a donné deux autres championnes de tennis, ses soeurs Manuela et Katerina qui l’avaient précédée.

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