Publicité
Mathieu Laclé donne sa version au CCID
Mathieu Laclé, conseiller au ministère de la Pêche, à l?encontre de qui Jacqueline Dursoniah, Liaison Officer dans une école de Pailles, a fait des allégations de viol, s?est rendu aux Casernes centrales dans la matinée d?hier pour donner sa version des faits.
Il était accompagné de ses avocats, Mes Joy Beeharry et Ashwin Luximon et de l?avoué Pazhany Rengasamy. Mes Jacques Panglose et Me Raouf Gulbul, pris en cour hier matin, font aussi partie du panel de conseillers légaux de Mathieu Laclé.
Sa déposition a été prise par le surintendant Lollbeeharry et le Detective inspector Gobin du Central Criminal Investigation Department.(CCID). Ainsi pendant deux heures, Mathieu Laclé a expliqué aux enquêteurs qu?il avait bel et bien eu une relation sexuelle mais avec consentement avec Jacqueline Dursoniah, le jeudi 13 avril, au domicile de cette dernière à Pailles. Jusqu?à présent, aucune charge n?a été retenue contre Mathieu Laclé, a expliqué Me Beeharry.
Dans la journée, le conseiller s?est rendu à l?hôpital Victoria, Candos, où il a été examiné par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer. A son retour au bureau du ministère, il a confirmé : ?Je me suis volontairement prêté à l?examen. J?ai dit au Dr Boolell que j?étais à sa disposition et de faire ce qu?il voulait avec moi.?
Le chauffeur de Mathieu Laclé se trouvait aussi au CCID, hier, pour une déposition. Dans celle donnée, lundi, par Jacqueline Dursoniah, il y est mentionné que c'est le chauffeur qui est venu la chercher sur le lieu où elle donnait des cours le jeudi 13 avril pour la ramener chez elle à Chemin Brûlé, Pailles.
Pas brûlés mais rangés
A l?express lundi soir, en démentant les allégations portées contre lui, Mathieu Laclé a raconté qu?il avait envoyé son chauffeur à plusieurs reprises pour porter à manger à Jacqueline Dursoniah, à la demande de celle-ci, mais aussi des fleurs, notamment le 15 avril.
Si à l?express lundi soir, Jacqueline Dursoniah a dit que sa femme de ménage avait brûlé les vêtements qu?elle portait le jour du viol allégué, hier matin, celle-ci lui aurait signalé les avoir rangés dans une armoire. C?est ainsi qu?elle a pu les remettre à la police hier après-midi. Ces vêtements comprennent sa jupe à la fermeture éclair cassée, son chemisier, sa culotte et un demi-jupon. Elle a aussi remis un drap de lit ?préalablement lavé car il était souillé?. Ces pièces à conviction ont été mises sous scellés et envoyées au Forensic Science Laboratory à des fins d?analyses.
En revanche, Mathieu Laclé argue qu'il avait eu des rapports protégés avec Jacqueline Dursoniah.
Publicité
Publicité
Les plus récents