Publicité

Marée noire : Maurice, la vigilante

28 août 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Marée noire : Maurice, la vigilante

Indifférents aux vents qui fouettent les visages. Ils sont concentrés. Sur le pont arrière, la barrière flottante se déroule. Lentement. Très lentement. Les Indiens ont commencé la man?uvre. Passent le témoin aux Mauriciens.

?Clac.? Une corde qui casse. Elle était attachée à la barrière flottante déroulée à partir du Samar, bateau des garde-côtes indiens. Le Guardian, bateau des garde côtes locaux, a attaché l?autre extrémité de la corde à son bord. De manière à mettre en place la barrière de caoutchouc noir. En cas de marée noire, cette barrière sert à encercler l?huile lourde répandue dans la mer. Et l?isoler pour l?empêcher de gagner nos rivages, la contenir avant qu?elle ne soit pompée.

A bord du Samar, outre l?équipage, plusieurs spectateurs assistent aux man?uvres : Anil Bachoo, ministre de l?Environnement, son épouse et des fonctionnaires de son ministère. Ainsi que le haut-commissaire indien, Jaishankar Bondal, et son épouse.

La journée est bien entamée. Les man?uvres touchent à leur fin. Pendant que l?on reprend cet exercice, le Dornier passe au-dessus de nos têtes. Un tour, deux tours. Demi-tour. Quand l?avion repasse c?est pour pulvériser un produit dispersant, servant à diluer et dissoudre les hydrocarbures dans l?eau. Man?uvre exécutée sans faute.

Un exercice qui répond à celui effectué un peu plus tôt dans la matinée, par le Chetak, hélicoptère embarqué à bord du Samar. A peine les amarres larguées, les invités installés sous une bâche sur le pont supérieur, le bruit des hélices se fond dans celui des moteurs du Samar.

Autour : soleil et mer étale. Et distribution par l?équipage d?un petit comprimé rose pour éviter le mal de mer. Les plus téméraires diront non. Comme le ministre de l?Environnement. D?autres le digéreront tranquillement avec le thé au gingembre bouillant et les biscuits secs servis juste après. On prend ses aises, profitant de la sortie d?une journée en mer pour un bain de soleil hivernal.

La remorque du port guide le Samar dans son demi-tour complet, direction le large. La première man?uvre peut commencer. Il s?agit d?une opération de sauvetage pour récupérer un homme à la mer, à l?aide de l?hélicoptère. Les hélices qui tournent au-dessus de l?homme créent un tourbillon autour de lui. Lui affronte le courant ( pour les besoins de l?exercice, un plongeur de la police est de service), avant de s?agripper au fil d?Ariane venu du ciel, pour être héliporté.

Pas de temps mort. Les exercices s?enchaînent. Les ordres résonnent des hauts-parleurs. L?hélicoptère est à nouveau sollicité. Après le sauvetage, c?est un pulvérisateur qui est fixé à l?appareil. Dedans : du dispersant. Remplacé pour les besoins de cette simulation par de l?eau additionnée de colorant bleu.

Au prochain exercice, il s?agit encore une fois d?eau. Celle servant à circonscrire un incendie en mer. Le jet gicle avec pression dessinant un arc-en-ciel sur la surface de l?océan. Les spectateurs s?en émeuvent. Avant que le vent qui veut à tout prix voir s?envoler casquette et cheveux ne les incommode de plus belle.

Ce n?est pas la première fois que des éléments des garde-côtes participent à des exercices conjoints avec leurs homologues indiens. Celui d?hier coïncide avec l?escale chez nous du Samar, navire des garde-côtes indiens, qui lève l?ancre demain.

Publicité