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Marie-Léna Auguste-Louis
- A quoi sert une association féminine ?
Nous organisons des activités pour les enfants et les femmes. L?International Fund for Agricultural Development (IFAD) nous a fait don de livres d?une valeur de Rs 31 000 qui seront placés dans le centre communautaire. Nous cherchons un sponsor pour avoir une bibliothèque. Nous faisons aussi des sorties pour les femmes et des fêtes pour les enfants. Nous évoquons aussi les problèmes qui affectent le village.
- Quelle est la situation des enfants ?
Les enfants manquent d?encadrement. Il y a quelques parents qui ne sont pas assez motivés. Ils pensent qu?il suffit d?habiller leurs enfants et de les envoyer à l?école, sans aucun suivi de leur part. Il nous faut changer cette mentalité avec l?aide de l?Association des parents d?élèves. Il faut donner aux enfants le goût d?apprendre.
- Et celle des femmes ?
Autrefois, il y avait une dame qui donnait des cours d?aérobic. Nous lui payions la somme de Rs 100 mensuellement pour ses frais. Les femmes n?ont pas les moyens de payer et elles ont arrêté. Le ministère des Droits de la femme peut donner ces cours gratuitement. Nous avons organisé une journée sportive avec beaucoup de difficultés. Nous avons contacté plusieurs opérateurs du village, mais il n?y a que l?hôtel Dina Robin et le conseil de l?Ouest qui nous ont aidées.
- Quelles sont les autres activités des femmes au village ?
Il y a beaucoup de femmes au foyer. Elles ont du mal à décrocher un emploi dans l?hôtellerie car elles ne sont pas détentrices d?un certificat. Nous avons approché l?IFAD pour financer des cours d?esthétique et de coiffure.
- Comment voyez-vous leur avenir ?
Il y a beaucoup d?épouses de pêcheurs. Leur avenir n?est pas brillant car le métier comporte des risques sur le plan financier. Ce sont les enfants qui souffrent le plus quand leurs parents n?ont pas d?argent pour les envoyer à l?école.
Propos recueillis par
Patrick ST PIERRE
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