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Marché de Curepipe : la guerre aux microbes !
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Marché de Curepipe : la guerre aux microbes !
Le maire de la ville Lumière, Akmed Mohamed, s?est transformé en ?foreman? depuis la semaine dernière. On le voit chaque matin au marché, suivant de près les travaux entrepris au Food Court. Les 12 locataires ont cessé toutes leurs activités pour réaménager leur espace en fonction des normes d?hygiène alimentaire recommandées par la loi.
Raison de cette opération : un rapport du Bureau sanitaire faisant état de la présence de microbes d?origine fécale d?animaux dans les échantillons de nourriture offerts en vente et à la consommation par les diverses échoppes du Food Court. Le Porte-Monnaie en a parlé dans son édition du 6 mai dernier, avec pour titre : ?Marché de Curepipe : la foire aux microbes?. À préciser toutefois que les nourritures concernées (cooked foods) ne sont pas des gâteaux ?dipain frire?, comme nous l?avions indiqué dans notre texte, mais de rôti de b?uf et de foie de b?uf. La section charcuterie est aussi pointée du doigt par le rapport du Bureau sanitaire. ?Les conditions qui prévalent au marché ne respectent pas les normes sanitaires pour la préparation et la vente de nourriture et appellent à une interdiction selon le Food Act?, peut-on lire dans le rapport. Le signataire du document, S. Beekaree, Senior Health Inspector au Bureau sanitaire, demande une ?prompte intervention? de l?autorité municipale afin que les opérateurs puissent satisfaire aux exigences de l?hygiène alimentaire en conformité avec le Food Act. L?intervention du maire sera en effet très prompte. Celui-ci précise au Porte-monnaie que c?est la mairie, elle-même, qui a commandité une étude bactériologique des nourritures mise en vente au marché auprès du Bureau sanitaire.
Dès réception du rapport, Akmed Mohamed ordonne l?arrêt immédiat des activités du Food Court et convoque d?urgence les opérateurs à son bureau. Pas de temps à perdre à convoquer comités ou commissions. Il sera très direct, franc, voire sévère. S?il reconnaît que l?autorité municipale a été ?très timide?, voire ?insensible? au problème, l?heure, dit-il, n?est pas à identifier des responsables ou des coupables. ?Nous sommes tous responsables, observe-t-il. Que se soient les diverses administrations, inconscientes, qui ont laissé perdurer la situation, les occupants des échoppes peu soucieux de la sécurité des consommateurs, voire les consommateurs eux-mêmes, qui n?ont pas su se montrer exigeants sur la qualité de la nourriture et du service proposés.?
Les tenants des échoppes accusent le coup. Eux aussi comprennent que le moment n?est pas à la polémique. Il y a eu un rapport, l?ICP en a fait état publiquement, l?heure est à l?action. La santé des consommateurs est en danger, leur gagne-pain menacé. ?C?est le dialogue qui l?a emporté?, se réjouit Akmed Mohamed. Les 12 tenants des échoppes se disent unanimes à ?faire leur part? pour ?redresser la situation?. Ils vont redonner un coup de neuf à leur environnement à leurs frais, tandis que le département des Travaux de la municipalité prendra en charge les installations électriques et les gros travaux de maçonnerie.
Avant la reprise des activités, les opérateurs seront exposés aux dispositions de la législation régissant la préparation et la vente de nourriture au public. ?Nous voulons que le Food Court serve de modèle aux autres sections?, conclut Akmed Mohamed.
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