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Maniacara et ses amis modèrent le ton
LA FÉDÉRATION des PTA des écoles primaires catholiques continue à réclamer justice et égalité de chances pour les 43 % d?enfants n?étudiant pas les langues orientales. Les mêmes arguments ont été avancés hier lors d?une conférence de presse de cette fédération, mais le ton de ses dirigeants cette fois était nettement plus modéré.
Clifford Maniacara, son président, qui avait été très critiqué après ses dérapages verbaux la semaine dernière sur une radio privée, semblait quelque peu embarrassé. Il n?est intervenu qu?au début, laissant la parole plutôt à Norbert Potié et Gérard Lemaire, respectivement secrétaire et membre de l?exécutif de cette fédération.
?Mo finne rate mo mot. Mo pas ti éna auquène l?intention dénigrer n?importe quel religion?, a dit Clifford Maniacara au sujet du mot ?traumatisé? qu?il a utilisé en parlant des illustrations des divinités figurant dans certains manuels des langues orientales. Il a ajouté que c?est le qualificatif ?batchiara? utilisé par Suttyhudeo Tengur, à son encontre, qui l?aurait mis hors de lui ce jour-là. Les deux autres intervenants ont dit que leur fédération se dissocie des propos de son président car ils n?avaient pas été invités à cette émission.
Répliquant au ministre de l?Education après l?émission télévisée de mercredi, Gérard Lemaire a souligné que leur combat est motivé par une question de droit et d?équité et que le débat sur les langues ?n?est pas une question de religion?. Le secrétaire de cette fédération maintient que cette nouvelle mesure influera sur l??aggregate? d?un enfant pour l?obtention d?une place dans un ?bon college?. Il réclame l?organisation d?une table ronde pour débattre de la question . ?Le ministre a admis que 1 % d?enfants seulement pourrait être avantagés. Même si c?est 1 %, c?est très grave car 1 % sur 30 000 enfants, veut dire 300 enfants, donc 300 places qui sont concernées?, a dit Gérard Lemaire.
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