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Maman bonheur
On ne naît pas maman. On le devient. C?est une activité à plein temps que Béatrice Bojoux-Bellepeau résume d?un cri du c?ur : « J?ai imaginé mon fils exactement comme il est venu au monde. Son espièglerie, ses boucles, sa douceur, ses câlins. J?arrêterai tout pour être maman. C?est un bonheur absolu. Etre maman c?est le rôle le plus passionnant de ma vie. Le voir grandir et évoluer est un cadeau inestimable. Je travaille dur, mais j?emménage mon emploi du temps pour passer le maximum de temps auprès de mon fils Raphaël et de mon beau-fils Xavier que j?ai à la maison une semaine sur deux. Je m?organise de manière à être toujours là. J?ai besoin de le baigner, de le coucher, d?être avec lui pour faire mille activités. Il est mon tout, mon équilibre et ma joie. »
Avec son énergie incroyable et ses sourires fondants, Béatrice Bijoux-Bellepeau rayonne d?une féminité troublante. N?allez surtout pas lui parler d?elle, parce qu?à trente ans, à peine, elle ne peut concevoir sa vie autrement qu?avec ses deux fils, élevés dans sa maison du bonheur à Albion aux côtés de son mari Jean-Claude. «On peut avoir la plus belle des carrières, être une directrice de poigne, s?affirmer dans son métier. Mais à quoi me servirait tout cela s?il me manquait l?essentiel : un enfant pour combler mon bonheur. »
Entre passer des heures au bureau à négocier des contrats auprès de clients exigeants ou regarder un film avec son fils, le choix de Béatrice est rapidement fait. «J?ai besoin de travailler pour gagner ma vie. Je ne conçois pas de vivre au crochet de mon mari. Mais je ne passe pas plus de cinq heures au bureau. Je m?organise en fonction des besoins de mon fils. Ma priorité c?est lui. Je décide de tout en fonction de ses besoins.»
«On peut avoir la plus belle des carrières, être une directrice de poigne, s?affirmer dans son métier. Mais à quoi me servirait tout cela s?il me manquait l?essentiel : un enfant pour combler mon bonheur. »
Le monde du travail est exigeant, voire dévorant. Les femmes l?acceptent. Mais une fois maman, elles sont prêtes à tout. Béatrice Bijoux-Bellepeau a la chance d?être à son propre compte. Elle refuse de sacrifier son fils à l?autel de la productivité. Elle connaît la vraie valeur de la vie : l?amour.
«Je ne serai pas capable de tout réussir seule. Mon mari est mon pilier. Sans lui, sans son aide, je ne réussirais pas à tout faire seule. Mes parents, mes frères ainsi que mes beaux-parents contribuent à mon bonheur. Ils sont tous là dès que j?ai besoin d?un coup de pouce. Je ne suis pas une superwoman. Mais quand on travaille à son propre compte, il faut savoir s?organiser. Je note tout sur trente-six carnets, mais au final, j?arrive toujours à faire ce que je dois faire, sans avoir à forcer. »Si au travail elle ne s?autorise aucun compromis, pour Raphaël et Xavier, la tendresse se classe au sommet de son hit-parade. Son idéal de vie : être avec les siens avec juste ce qu?il faut de confort pour s?offrir une oasis de bonheur. «J?ai une maison pleine de vie, même si elle n?est pas toujours rangée. C?est notre cocon à mon mari et à moi. Nous faisons tout pour le protéger. J?ai vécu à 100 à l?heure. Je me suis toujours dit que le jour où je rencontre quelqu?un de bien, je quitte tout. Le bonheur se cultive chaque jour. »
Ce modèle de vie et de bonheur reste toutefois exigeant. Si son mari travaille dur et a moins de temps pour s?occuper des enfants, Béatrice sait que l?équilibre de son foyer dépend beaucoup d?elle.
«Je dors peu mais j?ai beaucoup d?énergie. Raphäel est comme moi. Il court de matin jusqu?au soir. Il est notre réveil matin, même si c?est lui qui se couche le plus tard. »
Dans le jardin de ses grands-parents à Roche-Brunes, Raphaël se révèle un vrai petit ange. Il aime courir dans le grand air, et s?arrêter de temps en temps pour faire un bisou à sa maman ou pour faire rire ses grands-parents. Chez les Bellepeau, on cultive la politique de l?éducation par l?exemple. Raphaël sait qu?il y a des limites à ne pas franchir.
A l?école, on le surnomme «chou à la crème», en raison de cette infinie douceur. Discipliné et d?une politesse impressionnante ce petit garçon de trois ans pourrait servir de modèle.
«Il est très casanier. Il a juste besoin de ses parents et de son frère pour être heureux. » A côté des journées passées à la maison, il aime lire et dessiner, donner des formes à sa pâte à modeler assis sur les genoux de sa maman. Quand elle organise des fêtes d?enfants au sein de sa société Triple B, c?est Raphaël qui sert de guide aux enfants. Béatrice le raconte le regard émerveillé. Un enfant c?est pour la vie. Etre maman aussi.
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