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Malaise à la Beach Authority

24 juillet 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Il existe un ?malaise? à la tête de la Beach Authority. Son conseil d?administration (board) accuse la direction de ne pas respecter les procédures. Le conflit s?est envenimé jeudi quand le board a rejeté une décision prise par le directeur général (chief executive). Les deux parties campent sur leurs positions. Le ministre des Administrations régionales, qui pourrait jouer le rôle d?arbitre, est en déplacement à l?étranger.

La Beach Authority a recruté 14 personnes normalement destinées à l?entretien des plages. Mais certains membres du board sont d?avis que le recrutement n?a pas suivi la procédure prévue et l?ont rejeté tandis que la direction maintient sa décision.

Au ministère des Administrations régionales, on marche sur des ?ufs. James Burty David est à l?étranger et personne n?est en mesure d?arbitrer. Techniquement, le ministre peut intervenir, notamment par rapport aux nominations faites pour siéger au conseil d?administration.

Mais quelques commentaires se font entendre. ?C?est un conflit de personnalités qui est à l?origine du problème?, indique-t-on au ministère. Ce ?conflit? opposerait le directeur Subash Seeruttun au président Guru Sungkoora. Au ministère, on ne nie pas l?existence d?un ?malaise?.

?Il y a un audit interne qui est très critique envers la direction?, indique un membre influent du board. Guru Sungkoora reste muet sur la question. Subash Seeruttun, lui, se contente d?invoquer son devoir de réserve, en tant qu?employé d?un organisme public. Quoi qu?il en soit, il reste la cible principale d?un conseil d?administration qui conteste de plus en plus ses méthodes. Subash Seeruttun aimerait, lui, voir la configuration du board changer de? visages.

Subash Seeruttun a adopté un style propre à lui, depuis qu?il est arrivé à la tête de l?organisme, en 2006. Il avait, dans un premier temps, préconisé le transfert de l?organisme de ses petits locaux exigus de la rue Labourdonnais à un autre bâtiment plus spacieux pour un loyer de? Rs 200 000. Le gouvernement a préféré une autre option : louer un autre local à la rue Labourdonnais et maintenir les loyers à un niveau plus raisonnable.

Mais c?est la décision de la Beach Authority d?ouvrir les plages publiques à la location de parasols et de transats qui a provoqué les premières controverses, en mars dernier. Controverses appuyées par les quelques bagarres sur les plages. Cependant, cette activité de location permet à l?organisme de récolter des fonds au moyen de l?octroi des permis d?opération.

Les membres du board qui s?opposent au directeur lui reprochent de ne pas respecter les procédures et de les contourner (bypass the board) dans ses prises de décision. Ils lui reprochent aussi d?avoir recruté les 14 travailleurs manuels en dépit d?un avis défavorable du conseil d?administration. Ils invoquent aussi un audit interne qui serait défavorable à la gestion de Subash Seeruttun. Le principal intéressé n?a pas souhaité faire de commentaires.

Les nouvelles recrues, elles, sont à pied d??uvre. Et les projets de la Beach Authority vont bon train, comme la publication prochaine d?une brochure sur les réalisations de l?organisme depuis sa création. Subash Seeruttun reste serein. Mise en place en 2003, la Beach Authority est l?institution responsable de la gestion, de la régulation des activités économiques et de l?entretien des plages publiques.

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